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ACTE DEUXIÈME

SCÈNE PREMIÈRE

N° 6 - Introduction

La chambre à coucher de la Comtesse. A gauche, un lit de repos et une table sur laquelle brûle une lampe. A droite, une croisée sur le premier plan.
La Comtesse est entourée de Dame Ragonde et des dames de sa suite,
occupées à des ouvrages de femmes.

LA COMTESSE, RAGONDE
Dans ce séjour calme et tranquille
S'écoulent nos jours innocents;
El nous bravons dans cet asile
Les entreprises des méchants.

LES DAMES
Et nous bravons dans cet asile
Les entreprises des méchants,

LA COMTESSE
assise et brodant une écharpe
Je tremble encore quand j'y pense;
Quel homme que ce comte Oryl
De la vertu, de l'innocence
C'est le plus terrible ennemi.

RAGONDE
C'est le nôtre... Dieul quelle audace!
D'un saint homme prendre la place!
Et me parler de mon mari!

LA COMTESSE
Par bonheur nous pouvons sans crainte
Le défier dans cettte enceinte
Oui nous protège contre lui.

LA COMTESSE, RAGONDE
Dans ce séjour etc.

LES DAMES
Et nous bravons dans cet asile
Les entreprises des méchants.
L'orage qui avait commencé à gronder se fait entendre avec plus de
force.
Ecoutez!... le ciel gronde.

LA COMTESSE
Oui, la grêle et la pluie
Ebranlent les vitraux de ce noble castel.
D'effroi je suis saisie.

RAGONDE, puis LES DAMES
Apaise ton courroux,
Grand Dieu, protège-nous.

RAGONDE
Nous sommes à l'abri!...
Que je rends grâce au ciel!

LA COMTESSE
Et moi, lorsque l'orage éclate avec furie,
Au fond du coeur combien je plains
Le sort des pauvres pèlerines!

On entend alors des voix provenant du dehors.

VOIX
Noble châtelaine,
Voyez notre peine;
Et dans ce domaine,
Dame de bonté,

Pour fuir la disgrâce
Dont on nous menace,
Donnez-nous, par grâce,
L'hospitalité.

LA COMTESSE
Voyez gai ce peut être,
et qui frappe à cette heure.
Jamais le malheureux
qui vient nous supplier
N'a de cette antique demeure
Imploré vainement le toit hospitalier.

L'orage redouble.

LA COMTESSE, RAGONDE, LES DAMES
Grand Dieu! dans ta bonté suprême,
Apaise cet orage affreux!
En ce moment celui/l'époux que j'aime
Est peut-être aussi malheureux.

VOIX
Noble chatelaine, etc.

Dame Ragonde sort.


SCÈNE DEUXIÈME

RAGONDE
qui revient avec un air agité
Quand tomberont sur lui les vengeances divines?
Quelle horreur!

LA COMTESSE
Qu'avez-vous?

RAGONDE
Dieu! quel crime inouï!

LA COMTESSE
Mais qu'est-ce donc?

RAGONDE
Encore on trait du comte Ory.
De malheureuses pèlerines
Qui, fuyant sa poursuite, et cherchant un abri,
Pour la nuit seulement demandent un asile.

LA COMTESSE
Que nos secours leur soient offerte!

RAGONDE
J'ai prévenu vos vœux! Ce soin m'était facile.
On aime à compatir one maux qu'on a soufferts...

LA COMTESSE
Ces dames sont-elles nombreuses?

RAGONDE
Quatorze.

LA COMTESSE
C'est beaucoup!

RAGONDE
Mais quel air! quel maintien!

LA COMTESSE
Leur âge?

RAGONDE
Quarante ans.

LA COMTESSE
Leurs figures?

RAGONDE
Affreuses!
Ce comte Ory n'a peur de rien.
Je les ai fait entrer au parloir en silence.
Elles tremblaient encore de froid et de frayeur.
L'une d'elles pourtant, dans sa reconnaissance,
De nous voir un instant demande la faveur.
Mais c'est elle, je pense: Elle approche.

LA COMTESSE
C'est bien.
Laissez-nous un instant.

RAGONDE
au comte Ory, qui paraît en pèlerine et les yeux baissés
Entrez, ne craignez rien.

Toutes les dames sortent

LA COMTESSE
Ragonde avait raison, quel modeste maintien!
Approchez, approchez, Madame.


SCÈNE TROISIÈME

N° 7 - Duo

LE COMTE ORY
Ah! quel respect, Madame,
Pour vos vertus m'enflamme:
Souffrez que de mon âme
J'exprime ici l'ardeur!

LA COMTESSE
L'ardeur?

LE COMTE ORY
Votre prudence,
Votre obligeance
Nous a sauvé l'honneur.

LA COMTESSE
Je suis heureuse et fière
D'avoir d'un téméraire
Soustrait à la colère
Une vertu si chère.

LE COMTE ORY
Vertu!

LA COMTESSE
Oui, je suis fière
Qu'à sa colère
Echappent tant d'attraits.

LE COMTE ORY
En mon cour rien n'efface
Tant de charme et de grâce.
prenant sa main
Celle main que j'embrasse
Vous l'atteste à jamais.

LA COMTESSE
Que faites-vous? Ah, de grâce!

LE COMTE ORY
De ma reconnaissance,
Quoi! l'excès vous offense!
Et sans votre assistance,
Hélas! lorsque j'y pense...
Quel était entre sort!...
D'effroi j'en tremble encor!...

LA COMTESSE
avec bonté, et lui tendant la main
Calmez, calmez votre âme.

LE COMTE ORY
pressant sa main sur ses lèvres
Ah! Madame!

LA COMTESSE
souriant
Quel excès de frayeur!
(Ah, quel excès d'ivresse,
D'où vient celle tendresse?
Pourquoi celle tendresse?
Lu crainte encor l'oppresse.)
Quoique si près de lui,
Ah! vous pouvez sans crainte ici
Braver le comte Ory.

LE COMTE ORY
(Il faut avec adresse
Modérer ma tendresse;
De quelle douce ivresse
Malgré moi j'ai frémi!)
Quoi, vous osez sans crainte ici
Braver le comte Ory?
On le dit téméraire.

LA COMTESSE
Je brave sa colère.

LE COMTE ORY
On prétend qu'il vous aime.

LA COMTESSE
Ah!... Quelle audace extrême!

LE COMTE ORY
Pour obtenir au grâce
S'il tombait à vos genoux,
Madame, que feriez-vous?

LA COMTESSE
D'une pareille audace
La honte et le mépris
Seraient le prix.

Ce téméraire
Qui croit nous plaire,
En vain espère
Être vainqueur.

Moi je préfère
L'amant sincère
Qui sait nous faire
Sa tendre ardeur...

Mais on doit rire
Du faux délire
Et du martyre
D'un séducteur.

Ce téméraire
Qui croit nous plaire,
En vain espère
Être vainqueur,
Séduire mon coeur.

LE COMTE ORY
(Beauté si fière,
Prude, sévère,
Bientôt j'espère
Toucher ton coeur.

Je ris d'avance
De sa défense,
La résistance
Est de rigueur...

Puis l'heure arrive
Où la captive,
Faible et plaintive,
Cède au vainqueur.

Beauté si fière,
Prude, sévère,
Bientôt j'espère
Être vainqueur,
Toucher ton coeur.)

LA COMTESSE
En confiance
On peut d'avance
Braver, je pense,
Son insolence.

LE COMTE ORY
Il faut, d'avance,
Être en défense;
La confiance
N'est pas prudence.

LA COMTESSE
Ce téméraire, etc.

Toucher mon coeur.

LE COMTE ORY
Pour se venger,
Ce séducteur
Saura bientôt
Toucher ton cœur.

(En vain tu ris
De mon ardeur,
J'espère encore
Être vainqueur
Oui, l'amour
Me promet le bonheur.)

LA COMTESSE
Voici vos compagnes fidèles.

LE COMTE ORY
se reprenant
Je les entends... ce sont eux... ce sont elles!
regardant vers le fond
(Mes chevaliers! sous ces humbles habits!)

LA COMTESSE
J'ordonne qu'en vous serve
et du lait et des fruits.

LE COMTE ORY
Quelle bonté céleste!
Il baise avec respect la main de la Comtesse, qui sort en le regardant avec intérêt.
L'ordinaire est frugal et le repas modeste
Pour d'aussi nobles appétits.


SCÈNE QUATRIÈME

N° 8 - Choeur

Entrent le Gouverneur et onze chevaliers, vêtus d'une pèlerine qui est entrouverte et laisse apercevoir leurs habits de chevaliers.

LE COMTE ORY, SES COMPAGNONS
Ah! la bonne folie!
C'est charmant, c'est divin!
Le plaisir nous convie
A ce joyeux festin.

LE COMTE ORY
L'aventure est jolie,
N'est-ce pas vrai?…Monsieur mon gouverneur?

LE GOUVERNEUR
Je pense comme Monseigneur.
Mais si le Duc...

LE COMTE ORY
Mon père...

LE GOUVERNEUR
Apprend cette folie,
Ma place me sera ravie!
Il faut donc prendre garde.

LE COMTE ORY
Eh! mais, c'est ton emploi;
Tu veilleras pour nous,
et nous rirons pour toi.
Rien ne nous manquera, je pense;
Car sagement j'ai su choisir
Mes compagnons, pour le plaisir,
Mon gouverneur, pour la prudence.

LE GOUVERNEUR
Qui peut vous inspirer pareille extravagance?

LE COMTE ORY
C'est mon page Isolier... mon rival...

LE GOUVERNEUR
L'imprudent!

LE COMTE ORY
… Qui, ne connaissant point l'objet de ma tendresse,
M'a conseillé tantôt un tel déguisement
Pour mieux enlever sa maîtresse.

LE GOUVERNEUR
Et le ciel le punit.

LE COMTE ORY
En me récompensant.

LE COMTE ORY, SES COMPAGNONS
Oh! la bonne folie! etc.

Ils se mettent à table.

LE GOUVERNEUR
Eh! mais quelle triste observance!
Rien que du laitage et des fruits.

LE COMTE ORY
C'est le repas de l'innocence,
Mesdames.

LE GOUVERNEUR, puis LE CHOEUR
Point de vin!...
ACTE DEUXIÈME

SCÈNE PREMIÈRE

N° 6 - Introduction

La chambre à coucher de la Comtesse. A gauche, un lit de repos et une table sur laquelle brûle une lampe. A droite, une croisée sur le premier plan.
La Comtesse est entourée de Dame Ragonde et des dames de sa suite,
occupées à des ouvrages de femmes.

LA COMTESSE, RAGONDE
Dans ce séjour calme et tranquille
S'écoulent nos jours innocents;
El nous bravons dans cet asile
Les entreprises des méchants.

LES DAMES
Et nous bravons dans cet asile
Les entreprises des méchants,

LA COMTESSE
assise et brodant une écharpe
Je tremble encore quand j'y pense;
Quel homme que ce comte Oryl
De la vertu, de l'innocence
C'est le plus terrible ennemi.

RAGONDE
C'est le nôtre... Dieul quelle audace!
D'un saint homme prendre la place!
Et me parler de mon mari!

LA COMTESSE
Par bonheur nous pouvons sans crainte
Le défier dans cettte enceinte
Oui nous protège contre lui.

LA COMTESSE, RAGONDE
Dans ce séjour etc.

LES DAMES
Et nous bravons dans cet asile
Les entreprises des méchants.
L'orage qui avait commencé à gronder se fait entendre avec plus de
force.
Ecoutez!... le ciel gronde.

LA COMTESSE
Oui, la grêle et la pluie
Ebranlent les vitraux de ce noble castel.
D'effroi je suis saisie.

RAGONDE, puis LES DAMES
Apaise ton courroux,
Grand Dieu, protège-nous.

RAGONDE
Nous sommes à l'abri!...
Que je rends grâce au ciel!

LA COMTESSE
Et moi, lorsque l'orage éclate avec furie,
Au fond du coeur combien je plains
Le sort des pauvres pèlerines!

On entend alors des voix provenant du dehors.

VOIX
Noble châtelaine,
Voyez notre peine;
Et dans ce domaine,
Dame de bonté,

Pour fuir la disgrâce
Dont on nous menace,
Donnez-nous, par grâce,
L'hospitalité.

LA COMTESSE
Voyez gai ce peut être,
et qui frappe à cette heure.
Jamais le malheureux
qui vient nous supplier
N'a de cette antique demeure
Imploré vainement le toit hospitalier.

L'orage redouble.

LA COMTESSE, RAGONDE, LES DAMES
Grand Dieu! dans ta bonté suprême,
Apaise cet orage affreux!
En ce moment celui/l'époux que j'aime
Est peut-être aussi malheureux.

VOIX
Noble chatelaine, etc.

Dame Ragonde sort.


SCÈNE DEUXIÈME

RAGONDE
qui revient avec un air agité
Quand tomberont sur lui les vengeances divines?
Quelle horreur!

LA COMTESSE
Qu'avez-vous?

RAGONDE
Dieu! quel crime inouï!

LA COMTESSE
Mais qu'est-ce donc?

RAGONDE
Encore on trait du comte Ory.
De malheureuses pèlerines
Qui, fuyant sa poursuite, et cherchant un abri,
Pour la nuit seulement demandent un asile.

LA COMTESSE
Que nos secours leur soient offerte!

RAGONDE
J'ai prévenu vos vœux! Ce soin m'était facile.
On aime à compatir one maux qu'on a soufferts...

LA COMTESSE
Ces dames sont-elles nombreuses?

RAGONDE
Quatorze.

LA COMTESSE
C'est beaucoup!

RAGONDE
Mais quel air! quel maintien!

LA COMTESSE
Leur âge?

RAGONDE
Quarante ans.

LA COMTESSE
Leurs figures?

RAGONDE
Affreuses!
Ce comte Ory n'a peur de rien.
Je les ai fait entrer au parloir en silence.
Elles tremblaient encore de froid et de frayeur.
L'une d'elles pourtant, dans sa reconnaissance,
De nous voir un instant demande la faveur.
Mais c'est elle, je pense: Elle approche.

LA COMTESSE
C'est bien.
Laissez-nous un instant.

RAGONDE
au comte Ory, qui paraît en pèlerine et les yeux baissés
Entrez, ne craignez rien.

Toutes les dames sortent

LA COMTESSE
Ragonde avait raison, quel modeste maintien!
Approchez, approchez, Madame.


SCÈNE TROISIÈME

N° 7 - Duo

LE COMTE ORY
Ah! quel respect, Madame,
Pour vos vertus m'enflamme:
Souffrez que de mon âme
J'exprime ici l'ardeur!

LA COMTESSE
L'ardeur?

LE COMTE ORY
Votre prudence,
Votre obligeance
Nous a sauvé l'honneur.

LA COMTESSE
Je suis heureuse et fière
D'avoir d'un téméraire
Soustrait à la colère
Une vertu si chère.

LE COMTE ORY
Vertu!

LA COMTESSE
Oui, je suis fière
Qu'à sa colère
Echappent tant d'attraits.

LE COMTE ORY
En mon cour rien n'efface
Tant de charme et de grâce.
prenant sa main
Celle main que j'embrasse
Vous l'atteste à jamais.

LA COMTESSE
Que faites-vous? Ah, de grâce!

LE COMTE ORY
De ma reconnaissance,
Quoi! l'excès vous offense!
Et sans votre assistance,
Hélas! lorsque j'y pense...
Quel était entre sort!...
D'effroi j'en tremble encor!...

LA COMTESSE
avec bonté, et lui tendant la main
Calmez, calmez votre âme.

LE COMTE ORY
pressant sa main sur ses lèvres
Ah! Madame!

LA COMTESSE
souriant
Quel excès de frayeur!
(Ah, quel excès d'ivresse,
D'où vient celle tendresse?
Pourquoi celle tendresse?
Lu crainte encor l'oppresse.)
Quoique si près de lui,
Ah! vous pouvez sans crainte ici
Braver le comte Ory.

LE COMTE ORY
(Il faut avec adresse
Modérer ma tendresse;
De quelle douce ivresse
Malgré moi j'ai frémi!)
Quoi, vous osez sans crainte ici
Braver le comte Ory?
On le dit téméraire.

LA COMTESSE
Je brave sa colère.

LE COMTE ORY
On prétend qu'il vous aime.

LA COMTESSE
Ah!... Quelle audace extrême!

LE COMTE ORY
Pour obtenir au grâce
S'il tombait à vos genoux,
Madame, que feriez-vous?

LA COMTESSE
D'une pareille audace
La honte et le mépris
Seraient le prix.

Ce téméraire
Qui croit nous plaire,
En vain espère
Être vainqueur.

Moi je préfère
L'amant sincère
Qui sait nous faire
Sa tendre ardeur...

Mais on doit rire
Du faux délire
Et du martyre
D'un séducteur.

Ce téméraire
Qui croit nous plaire,
En vain espère
Être vainqueur,
Séduire mon coeur.

LE COMTE ORY
(Beauté si fière,
Prude, sévère,
Bientôt j'espère
Toucher ton coeur.

Je ris d'avance
De sa défense,
La résistance
Est de rigueur...

Puis l'heure arrive
Où la captive,
Faible et plaintive,
Cède au vainqueur.

Beauté si fière,
Prude, sévère,
Bientôt j'espère
Être vainqueur,
Toucher ton coeur.)

LA COMTESSE
En confiance
On peut d'avance
Braver, je pense,
Son insolence.

LE COMTE ORY
Il faut, d'avance,
Être en défense;
La confiance
N'est pas prudence.

LA COMTESSE
Ce téméraire, etc.

Toucher mon coeur.

LE COMTE ORY
Pour se venger,
Ce séducteur
Saura bientôt
Toucher ton cœur.

(En vain tu ris
De mon ardeur,
J'espère encore
Être vainqueur
Oui, l'amour
Me promet le bonheur.)

LA COMTESSE
Voici vos compagnes fidèles.

LE COMTE ORY
se reprenant
Je les entends... ce sont eux... ce sont elles!
regardant vers le fond
(Mes chevaliers! sous ces humbles habits!)

LA COMTESSE
J'ordonne qu'en vous serve
et du lait et des fruits.

LE COMTE ORY
Quelle bonté céleste!
Il baise avec respect la main de la Comtesse, qui sort en le regardant avec intérêt.
L'ordinaire est frugal et le repas modeste
Pour d'aussi nobles appétits.


SCÈNE QUATRIÈME

N° 8 - Choeur

Entrent le Gouverneur et onze chevaliers, vêtus d'une pèlerine qui est entrouverte et laisse apercevoir leurs habits de chevaliers.

LE COMTE ORY, SES COMPAGNONS
Ah! la bonne folie!
C'est charmant, c'est divin!
Le plaisir nous convie
A ce joyeux festin.

LE COMTE ORY
L'aventure est jolie,
N'est-ce pas vrai?…Monsieur mon gouverneur?

LE GOUVERNEUR
Je pense comme Monseigneur.
Mais si le Duc...

LE COMTE ORY
Mon père...

LE GOUVERNEUR
Apprend cette folie,
Ma place me sera ravie!
Il faut donc prendre garde.

LE COMTE ORY
Eh! mais, c'est ton emploi;
Tu veilleras pour nous,
et nous rirons pour toi.
Rien ne nous manquera, je pense;
Car sagement j'ai su choisir
Mes compagnons, pour le plaisir,
Mon gouverneur, pour la prudence.

LE GOUVERNEUR
Qui peut vous inspirer pareille extravagance?

LE COMTE ORY
C'est mon page Isolier... mon rival...

LE GOUVERNEUR
L'imprudent!

LE COMTE ORY
… Qui, ne connaissant point l'objet de ma tendresse,
M'a conseillé tantôt un tel déguisement
Pour mieux enlever sa maîtresse.

LE GOUVERNEUR
Et le ciel le punit.

LE COMTE ORY
En me récompensant.

LE COMTE ORY, SES COMPAGNONS
Oh! la bonne folie! etc.

Ils se mettent à table.

LE GOUVERNEUR
Eh! mais quelle triste observance!
Rien que du laitage et des fruits.

LE COMTE ORY
C'est le repas de l'innocence,
Mesdames.

LE GOUVERNEUR, puis LE CHOEUR
Point de vin!...



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