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SCÈNE VII
Hoffmann, Spalanzani, Cochenille, Nicklausse, Invités, Laquais.

LE CHŒUR DES INVITÉS
Non, aucun hôte, vraiment,
Ne reçoit plus richement!
Par le goût, sa maison brille!
Tout s'y trouve réuni.
Ça, monsieur Spalanzani,
Présentez-nous votre fille.
On la dit faite à ravir,
Aimable, exempte de vices.
Nous comptons nous rafraîchir
Après quelques exercices.
Non, aucun hôte vraiment
Ne reçoit plus richement!

SPALANZANI
Vous serez satisfaits, messieurs, dans un moment.
Il fait signe à Cochenille de le suivre, et sort avec lui par la droite. Les invités se promènent par groupes en admirant la demeure de Spalanzani. Nicklausse s'approche d'Hoffmann.

NICKLAUSSE
à Hoffmann
Enfin, nous allons voir de près cette merveille
Sans pareille!

HOFFMANN
Silence! ... la voici! ...
Entrée de Spalanzani conduisant Olympia. Cochenille les suit. Curiosité générale.

SCÈNE VIII
Les mêmes, Olympia.

SPALANZANI
Mesdames et messieurs.
Je vous présente
Ma fille Olympia.

LE CHŒUR
Charmante!
Elle a de très beaux yeux!
Sa taille est fort bien prise!
Voyez comme elle est mise!
Il ne lui manque rien!
Elle est très bien!

HOFFMANN
Ah! qu'elle est adorable!

NICKLAUSSE
Charmante, incomparable.

SPALANZANI
À Olympia
Quel succès est le tien!

NICKLAUSSE
en la lorgnant
Vraiment elle est très bien.

LE CHŒUR
Elle a de très beaux yeux,
Sa taille est fort bien prise
Voyez comme elle est mise,
Il ne lui manque rien.
Vraiment elle est très bien.

SPALANZANI
Mesdames et messieurs, flère de vos bravos,
Et surtout impatiente
D'en conquérir de nouveaux,
Ma fille, obéissant à vos moindres caprices,
Va, s'il vous plaît...

NICKLAUSSE
à part
Passer à d'autres exercices.

SPALANZANI
Vous chanter un grand air, en suivant de la voix,
Talent rare!
Le clavecin, la guitare,
Ou la harpe, à votre choix!

COCHENILLE
au fond du théâtre, en voix de fausset
La harpe! ...

UNE VOIX DE BASSE
répondant dans la coulisse à la voix de Cochenille
La harpe! ...

SPALANZANI
Fort bien! ... Cochenille
Va vite nous chercher la harpe de ma fille

Cochenille entre dans l'appartement d'Olympia.

HOFFMANN
à part
Je vais l'entendre ... ô joie!

NICKLAUSSE
à part
O folle passion!

SPALANZANI
à Olympia
Maîtrise ton émotion.
Mon enfant!

OLYMPIA
Oui!

COCHENILLE
rentrant en scène avec une harpe
Voilà!

SPALANZANI
s'asseyant auprès d'Olympia et plaçant sa harpe devant lui
Messieurs, attention!

COCHENILLE
A ... attention!

LE CHŒUR
Attention.

OLYMPIA
accompagnée par Spalanzani. – De temps à autre sa voix faiblit, Cochenille lui touche l'épaule et l'on entend le bruit d'un ressort.
Les oi-seaux-dans-la-char-mille.
Dans-les-cieux-l'astre-du-jour,
Tout-parle-à-la-jeune-fil-le
D'a-mour!
D'a-mour!
Voi-là
La-chan-son-gen-tille,
Voi-là,
La-chan-son-d'O-lym-pia!
Ha!

LE CHŒUR
C'est la chanson d'Olympia!

OLYMPIA
Tout-ce-qui-chante-et-ré-sonne
Et-sou-pire-tour-à-tour-,
É-meut-son-cœur-qui-fris-sonne
D'a-mour!
Voi-là
La-chan-son-mi-gnon-ne
Voi-là
Voi-là
La-chan-son-d'O-lym-pia.
Ha!

LE CHŒUR
C'est la chanson d'Olympia.

HOFFMANN
à Nicklausse
Ah! mon ami! quel accent! ...

NICKLAUSSE
Quelles gammes! ...

Cochenille a enlevé la harpe et tout le monde s'est
empressé autour d'Olympia qui remercie tour à tour de la main droite et de la main gauche. Hoffmann la contemple avec ravissement. Un laquais vient dire quelques mots à Spalanzani.

SPALANZANI
Allons, messieurs! ... la main aux dames! ...
Le souper nous attend! ...

LE CHŒUR
Le souper! ... Bon cela! ...

SPALANZANI
A moins qu'on ne préfère
Danser d'abord! ...

LE CHŒUR
avec énergie
Non! ... non! ... le souper! ... bonne affaire,
Ensuite on dansera.

SPALANZANI
Comme il vous plaira! ...

HOFFMANN
s'approchant d'Olympia
Oserai-je? ...

SPALANZANI
intervenant
Elle est un peu lasse
Attendez le bal.

Il touche l'épaule d'Olympia

OLYMPIA
Oui.

SPALANZANI
Vous voyez, jusque-là
Voulez-vous me faire la grâce
De tenir compagnie à mon Olympia?

HOFFMANN
O bonheur!

SPALANZANI
à part, en riant
Nous verrons ce qu'il lui chantera.

NICKLAUSSE
à Spalanzani
Elle ne soupe pas?

SPALANZANI
Non!

NICKLAUSSE
à part
Ame poétique!
Spalanzani passe un moment derrière Olympia. On entend de nouveau le bruit d'un ressort qu'on remonte. Nicklausse se retourne.
Plaît-il? ...

SPALANZANI
Rien! la physique! ... ah! monsieur! la physique.

Il conduit Olympia à un fauteuil et l'y fait asseoir puis il sort avec les invités.

COCHENILLE
Le-e souper vou-ous attend.

LE CHŒUR
avec un enthousiasme croissant
Le souper, le souper, le souper nous attend!
Non, aucun hôte vraiment,
Ne reçoit plus richement!
Ah! comprends-tu, dis-moi, cette joie éternelle
Des cœurs silencieux? ...
Vivants, n'être qu'une âme, et du même coup d'aile
Nous élancer aux cieux!
Laisse, laisse ma flamme
Verser en toi le jour!
Laisse éclore ton âme
Aux rayons de l'amour!
Il presse la main d'Olympia avec passion; celle-ci comme si elle était mue par un ressort, se lève aussitôt, parcourt la scène en différents sens et sort enfin par une des portes du fond sans se servir de ses mains pour écarter la tapisserie. Hoffmann se lève et suit Olympia dans ses évolutions.
Tu me fuis? ... qu'ai-je fait? ... Tu ne me réponds pas? ...
Parle! ... t'ai-je irritée? ... Ah! ... je suivrai tes pas!

Au moment où Hoffmann va s'éloigner à la suite d'Olympia, Nicklausse paraît à l'une des portes opposées et l'interpelle.

SCÈNE IX
Hoffmann, Olympia.

HOFFMANN
Ils se sont éloignés enfin! ... Ah! je respire! ...
Seuls! seuls tous deux!
S'approchant d'Olympia
Que j'ai de choses à te dire,
O mon Olympia! ... Laisse-moi t'admirer! ...
De ton regard charmant laisse-moi m'enivrer.

Il touche légèrement l'épaule Olympia.

OLYMPIA.
Oui.

HOFFMANN
N'est-ce pas un rêve enfanté par la fièvre?
J'ai cru voir un soupir s'échapper de ta lèvre!..
Il touche de nouveau l'épaule d'Olympia.

OLYMPIA
Oui.

HOFFMANN
Doux aveu, gage de nos amours,
Tu m'appartiens, nos cœurs sont unis pour toujours!
Ah! comprends-tu, dis-moi, cette joie éternelle
Des cœurs silencieux? ...
Vivants, n'être qu'une âme, et du même coup d'aile
Nous élancer aux cieux!
Laisse, laisse ma flamme
Verser en toi le jour!
Laisse éclore ton âme
Aux rayons de l'amour!
Il presse la main d'Olympia avec passion; celle-ci, comme si elle était mue par un ressort, se lève aussitôt, parcourt la scène en différents sens et sort enfin par une des portes du fond sans se servir de ses mains pour écarter la tapisserie. Hoffmann se lève et suit Olympia dans ses évolutions.
Tu me fuis? ... qu'ai-je fait? ... Tu ne me réponds pas? ...
Parle! ... t'ai-je irritée? ... Ah! ... je suivrai tes pas!
Au moment où Hoffmann va s'éloigner à la suite d'Olympia, Nicklausse paraît à l'une des portes opposées et l'interpelle.

SCÈNE X
Hoffmann, Nicklausse.

NICKLAUSSE
Eh! morbleu! modère ton zèle!
Veux-tu qu'on se grise sans toi? ...

HOFFMANN
avec ivresse
Nicklausse! ... je suis aimé d'elle! ...
Aimé, Dieu puissant! ...

NICKLAUSSE
Par ma foi
Si tu savais ce qu'on dit de ta belle!

HOFFMANN
Qu'en peut-on dire? Quoi?

NICKLAUSSE
Qu'elle est morte.

HOFFMANN
Dieu juste! ...

NICKLAUSSE
Ou ne fut pas en vie.

HOFFMANN
avec ivresse
Ange que l'envie
Suit en frémissant,
Justice éternelle!
Nicklausse! ... Je suis aimé d'elle! ...
Aimé! ... Dieu puissant! ...

Il sort rapidement; Nicklausse le suit.

SCÈNE XI

COPPÉLIUS
entrant, furieux, par la petite porte de gauche
Voleur! ... brigand! ... quelle déroute! ...
Élias a fait banqueroute! ...
Va, je saurai trouver le moment opportun
Pour me venger ... Volé! ... moi! ... je tuerai quelqu'un.

Les tapisseries du fond s'écartent. Coppélius se glisse dans la chambre d'Olympia, à droite.

SCÈNE XII
Spalanzani, Hoffmann, Olympia, Nicklausse, Cochenille, Invités, Laquais, puis Coppélius.

SPALANZANI
Voici les valseurs.

COCHENILLE
Voici la ritournelle!

HOFFMANN
C'est la valse qui nous appelle.

SPALANZANI
à Olympia
Prends la main de monsieur, mon enfant ...
Lui touchant l'épaule
Allons! ...

OLYMPIA
Oui.

Hoffmann enlace la taille d'Olympia et ils commencent à valser. On leur fait place et ils disparaissent par la gauche. Le chœur les suit des yeux. Spalanzani cause sur le devant de la scène avec Nicklausse.

LE CHŒUR
Elle danse!
En cadence!
C'est merveilleux,
Prodigieux!
Place! place!
Elle passe,
Elle fend l'air
Comme un éclair!

Pendant ce chœur, Hoffmann et Olympia ont repassé en valsant dans le fond de la galerie et ont disparu par la droite. Le mouvement de ta valse s'anime de plus en plus.

LA VOIX D'HOFFMANN
dans la coulisse
Olympia! ...

SPALANZANI
remontant la scène
Qu'on les arrête! ...

LE CHŒUR
Qui de nous les arrêtera? ...

NICKLAUSSE
Elle va lui casser la tête! ...
Hoffmann et Olympia reparaissent et redescendent en scène en valsant de plus en plus vite. Nicklausse s'élance pour les arrêter.
Eh! mille diables! ...

Il est violemment bousculé et va tomber sur un fauteuil en tournant plusieurs fois sur lui-même.

LE CHŒUR
Patatra! ...

SPALANZANI
s'élançant à son tour
Halte là!
Il touche Olympia à l'épaule. Elle s'arrête subitement. Hoffmann, étourdi, va tomber sur un canapé. Spalanzani continue en se retournant vers les invités.
Voilà.
A Olympia
Assez, assez, ma fille.

OLYMPIA
Oui.

SPALANZANI
Il ne faut plus valser.

OLYMPIA
Oui.

SPALANZANI
â Cochenille
Toi, Cochenille,
Reconduis-la.

Il touche Olympia qui se tourne vers la droite.

COCHENILLE
poussant Olympia
Va-a donc! ... Va!

OLYMPIA
Oui.
En sortant, lentement poussée par Cochenille
Ha! ha! ha! ha! ha! ha! ha!

LE CHŒUR
Que voulez-vous qu'on dise?
C'est une fille exquise!
Il ne lui manque rien!
Elle est très bien!

Olympia sort par la droite, suivie de Cochenille

NICKLAUSSE
d'une voix dolente, en montrant Hoffmann
Est-il mort? ...

SPALANZANI
examinant Hoffmann
Non! en somme,
Son lorgnon seul est en débris.
Il reprend ses esprits.

LE CHŒUR
Pauvre jeune homme! ...

COCHENILLE
dans la coulisse
Ah!

Il entre en scène, la figure bouleversée

SPALANZANI
Quoi?

COCHENILLE
L'homme aux lunettes! ... Là!

SPALANZANI
Miséricorde! Olympia! ...

HOFFMANN
Olympia! ...
Spalanzani va pour s'élancer. On entend dans la coulisse un bruit de ressorts qui se brisent avec fracas.
Ah! terre et cieux! Elle est cassée! ...

HOFFMANN
se levant
Cassée! ...

COPPÉLIUS
entrant par la droite et éclatant de rire
Ha! ha! ha! ha! oui ... Fracassée! ...

Hoffmann s'élance et disparaît par la droite.
Spalanzani et Coppélius se jettent l'un sur l'autre et se prennent au collet.

SPALANZANI
Gredin!

COPPÉLIUS
Voleur!

SPALANZANI
Brigand!

COPPÉLIUS
Païen!

SPALANZANI
Bandit!

COPPÉLIUS
Pirate!

HOFFMANN
apparaissant, pâle et épouvanté
Un automate! un automate!

Il se laisse tomber sur un fauteuil, Nicklausse cherche à le calmer. Eclat de rire général.

LE CHŒUR
Ha! ha! ha! la bombe éclate!
Il aimait un automate!

SPALANZANI
avec désespoir
Mon automate!

TOUS
Un automate!

LE CHŒUR
Ha! ha! ha! ha!
SCÈNE VII
Hoffmann, Spalanzani, Cochenille, Nicklausse, Invités, Laquais.

LE CHŒUR DES INVITÉS
Non, aucun hôte, vraiment,
Ne reçoit plus richement!
Par le goût, sa maison brille!
Tout s'y trouve réuni.
Ça, monsieur Spalanzani,
Présentez-nous votre fille.
On la dit faite à ravir,
Aimable, exempte de vices.
Nous comptons nous rafraîchir
Après quelques exercices.
Non, aucun hôte vraiment
Ne reçoit plus richement!

SPALANZANI
Vous serez satisfaits, messieurs, dans un moment.
Il fait signe à Cochenille de le suivre, et sort avec lui par la droite. Les invités se promènent par groupes en admirant la demeure de Spalanzani. Nicklausse s'approche d'Hoffmann.

NICKLAUSSE
à Hoffmann
Enfin, nous allons voir de près cette merveille
Sans pareille!

HOFFMANN
Silence! ... la voici! ...
Entrée de Spalanzani conduisant Olympia. Cochenille les suit. Curiosité générale.

SCÈNE VIII
Les mêmes, Olympia.

SPALANZANI
Mesdames et messieurs.
Je vous présente
Ma fille Olympia.

LE CHŒUR
Charmante!
Elle a de très beaux yeux!
Sa taille est fort bien prise!
Voyez comme elle est mise!
Il ne lui manque rien!
Elle est très bien!

HOFFMANN
Ah! qu'elle est adorable!

NICKLAUSSE
Charmante, incomparable.

SPALANZANI
À Olympia
Quel succès est le tien!

NICKLAUSSE
en la lorgnant
Vraiment elle est très bien.

LE CHŒUR
Elle a de très beaux yeux,
Sa taille est fort bien prise
Voyez comme elle est mise,
Il ne lui manque rien.
Vraiment elle est très bien.

SPALANZANI
Mesdames et messieurs, flère de vos bravos,
Et surtout impatiente
D'en conquérir de nouveaux,
Ma fille, obéissant à vos moindres caprices,
Va, s'il vous plaît...

NICKLAUSSE
à part
Passer à d'autres exercices.

SPALANZANI
Vous chanter un grand air, en suivant de la voix,
Talent rare!
Le clavecin, la guitare,
Ou la harpe, à votre choix!

COCHENILLE
au fond du théâtre, en voix de fausset
La harpe! ...

UNE VOIX DE BASSE
répondant dans la coulisse à la voix de Cochenille
La harpe! ...

SPALANZANI
Fort bien! ... Cochenille
Va vite nous chercher la harpe de ma fille

Cochenille entre dans l'appartement d'Olympia.

HOFFMANN
à part
Je vais l'entendre ... ô joie!

NICKLAUSSE
à part
O folle passion!

SPALANZANI
à Olympia
Maîtrise ton émotion.
Mon enfant!

OLYMPIA
Oui!

COCHENILLE
rentrant en scène avec une harpe
Voilà!

SPALANZANI
s'asseyant auprès d'Olympia et plaçant sa harpe devant lui
Messieurs, attention!

COCHENILLE
A ... attention!

LE CHŒUR
Attention.

OLYMPIA
accompagnée par Spalanzani. – De temps à autre sa voix faiblit, Cochenille lui touche l'épaule et l'on entend le bruit d'un ressort.
Les oi-seaux-dans-la-char-mille.
Dans-les-cieux-l'astre-du-jour,
Tout-parle-à-la-jeune-fil-le
D'a-mour!
D'a-mour!
Voi-là
La-chan-son-gen-tille,
Voi-là,
La-chan-son-d'O-lym-pia!
Ha!

LE CHŒUR
C'est la chanson d'Olympia!

OLYMPIA
Tout-ce-qui-chante-et-ré-sonne
Et-sou-pire-tour-à-tour-,
É-meut-son-cœur-qui-fris-sonne
D'a-mour!
Voi-là
La-chan-son-mi-gnon-ne
Voi-là
Voi-là
La-chan-son-d'O-lym-pia.
Ha!

LE CHŒUR
C'est la chanson d'Olympia.

HOFFMANN
à Nicklausse
Ah! mon ami! quel accent! ...

NICKLAUSSE
Quelles gammes! ...

Cochenille a enlevé la harpe et tout le monde s'est
empressé autour d'Olympia qui remercie tour à tour de la main droite et de la main gauche. Hoffmann la contemple avec ravissement. Un laquais vient dire quelques mots à Spalanzani.

SPALANZANI
Allons, messieurs! ... la main aux dames! ...
Le souper nous attend! ...

LE CHŒUR
Le souper! ... Bon cela! ...

SPALANZANI
A moins qu'on ne préfère
Danser d'abord! ...

LE CHŒUR
avec énergie
Non! ... non! ... le souper! ... bonne affaire,
Ensuite on dansera.

SPALANZANI
Comme il vous plaira! ...

HOFFMANN
s'approchant d'Olympia
Oserai-je? ...

SPALANZANI
intervenant
Elle est un peu lasse
Attendez le bal.

Il touche l'épaule d'Olympia

OLYMPIA
Oui.

SPALANZANI
Vous voyez, jusque-là
Voulez-vous me faire la grâce
De tenir compagnie à mon Olympia?

HOFFMANN
O bonheur!

SPALANZANI
à part, en riant
Nous verrons ce qu'il lui chantera.

NICKLAUSSE
à Spalanzani
Elle ne soupe pas?

SPALANZANI
Non!

NICKLAUSSE
à part
Ame poétique!
Spalanzani passe un moment derrière Olympia. On entend de nouveau le bruit d'un ressort qu'on remonte. Nicklausse se retourne.
Plaît-il? ...

SPALANZANI
Rien! la physique! ... ah! monsieur! la physique.

Il conduit Olympia à un fauteuil et l'y fait asseoir puis il sort avec les invités.

COCHENILLE
Le-e souper vou-ous attend.

LE CHŒUR
avec un enthousiasme croissant
Le souper, le souper, le souper nous attend!
Non, aucun hôte vraiment,
Ne reçoit plus richement!
Ah! comprends-tu, dis-moi, cette joie éternelle
Des cœurs silencieux? ...
Vivants, n'être qu'une âme, et du même coup d'aile
Nous élancer aux cieux!
Laisse, laisse ma flamme
Verser en toi le jour!
Laisse éclore ton âme
Aux rayons de l'amour!
Il presse la main d'Olympia avec passion; celle-ci comme si elle était mue par un ressort, se lève aussitôt, parcourt la scène en différents sens et sort enfin par une des portes du fond sans se servir de ses mains pour écarter la tapisserie. Hoffmann se lève et suit Olympia dans ses évolutions.
Tu me fuis? ... qu'ai-je fait? ... Tu ne me réponds pas? ...
Parle! ... t'ai-je irritée? ... Ah! ... je suivrai tes pas!

Au moment où Hoffmann va s'éloigner à la suite d'Olympia, Nicklausse paraît à l'une des portes opposées et l'interpelle.

SCÈNE IX
Hoffmann, Olympia.

HOFFMANN
Ils se sont éloignés enfin! ... Ah! je respire! ...
Seuls! seuls tous deux!
S'approchant d'Olympia
Que j'ai de choses à te dire,
O mon Olympia! ... Laisse-moi t'admirer! ...
De ton regard charmant laisse-moi m'enivrer.

Il touche légèrement l'épaule Olympia.

OLYMPIA.
Oui.

HOFFMANN
N'est-ce pas un rêve enfanté par la fièvre?
J'ai cru voir un soupir s'échapper de ta lèvre!..
Il touche de nouveau l'épaule d'Olympia.

OLYMPIA
Oui.

HOFFMANN
Doux aveu, gage de nos amours,
Tu m'appartiens, nos cœurs sont unis pour toujours!
Ah! comprends-tu, dis-moi, cette joie éternelle
Des cœurs silencieux? ...
Vivants, n'être qu'une âme, et du même coup d'aile
Nous élancer aux cieux!
Laisse, laisse ma flamme
Verser en toi le jour!
Laisse éclore ton âme
Aux rayons de l'amour!
Il presse la main d'Olympia avec passion; celle-ci, comme si elle était mue par un ressort, se lève aussitôt, parcourt la scène en différents sens et sort enfin par une des portes du fond sans se servir de ses mains pour écarter la tapisserie. Hoffmann se lève et suit Olympia dans ses évolutions.
Tu me fuis? ... qu'ai-je fait? ... Tu ne me réponds pas? ...
Parle! ... t'ai-je irritée? ... Ah! ... je suivrai tes pas!
Au moment où Hoffmann va s'éloigner à la suite d'Olympia, Nicklausse paraît à l'une des portes opposées et l'interpelle.

SCÈNE X
Hoffmann, Nicklausse.

NICKLAUSSE
Eh! morbleu! modère ton zèle!
Veux-tu qu'on se grise sans toi? ...

HOFFMANN
avec ivresse
Nicklausse! ... je suis aimé d'elle! ...
Aimé, Dieu puissant! ...

NICKLAUSSE
Par ma foi
Si tu savais ce qu'on dit de ta belle!

HOFFMANN
Qu'en peut-on dire? Quoi?

NICKLAUSSE
Qu'elle est morte.

HOFFMANN
Dieu juste! ...

NICKLAUSSE
Ou ne fut pas en vie.

HOFFMANN
avec ivresse
Ange que l'envie
Suit en frémissant,
Justice éternelle!
Nicklausse! ... Je suis aimé d'elle! ...
Aimé! ... Dieu puissant! ...

Il sort rapidement; Nicklausse le suit.

SCÈNE XI

COPPÉLIUS
entrant, furieux, par la petite porte de gauche
Voleur! ... brigand! ... quelle déroute! ...
Élias a fait banqueroute! ...
Va, je saurai trouver le moment opportun
Pour me venger ... Volé! ... moi! ... je tuerai quelqu'un.

Les tapisseries du fond s'écartent. Coppélius se glisse dans la chambre d'Olympia, à droite.

SCÈNE XII
Spalanzani, Hoffmann, Olympia, Nicklausse, Cochenille, Invités, Laquais, puis Coppélius.

SPALANZANI
Voici les valseurs.

COCHENILLE
Voici la ritournelle!

HOFFMANN
C'est la valse qui nous appelle.

SPALANZANI
à Olympia
Prends la main de monsieur, mon enfant ...
Lui touchant l'épaule
Allons! ...

OLYMPIA
Oui.

Hoffmann enlace la taille d'Olympia et ils commencent à valser. On leur fait place et ils disparaissent par la gauche. Le chœur les suit des yeux. Spalanzani cause sur le devant de la scène avec Nicklausse.

LE CHŒUR
Elle danse!
En cadence!
C'est merveilleux,
Prodigieux!
Place! place!
Elle passe,
Elle fend l'air
Comme un éclair!

Pendant ce chœur, Hoffmann et Olympia ont repassé en valsant dans le fond de la galerie et ont disparu par la droite. Le mouvement de ta valse s'anime de plus en plus.

LA VOIX D'HOFFMANN
dans la coulisse
Olympia! ...

SPALANZANI
remontant la scène
Qu'on les arrête! ...

LE CHŒUR
Qui de nous les arrêtera? ...

NICKLAUSSE
Elle va lui casser la tête! ...
Hoffmann et Olympia reparaissent et redescendent en scène en valsant de plus en plus vite. Nicklausse s'élance pour les arrêter.
Eh! mille diables! ...

Il est violemment bousculé et va tomber sur un fauteuil en tournant plusieurs fois sur lui-même.

LE CHŒUR
Patatra! ...

SPALANZANI
s'élançant à son tour
Halte là!
Il touche Olympia à l'épaule. Elle s'arrête subitement. Hoffmann, étourdi, va tomber sur un canapé. Spalanzani continue en se retournant vers les invités.
Voilà.
A Olympia
Assez, assez, ma fille.

OLYMPIA
Oui.

SPALANZANI
Il ne faut plus valser.

OLYMPIA
Oui.

SPALANZANI
â Cochenille
Toi, Cochenille,
Reconduis-la.

Il touche Olympia qui se tourne vers la droite.

COCHENILLE
poussant Olympia
Va-a donc! ... Va!

OLYMPIA
Oui.
En sortant, lentement poussée par Cochenille
Ha! ha! ha! ha! ha! ha! ha!

LE CHŒUR
Que voulez-vous qu'on dise?
C'est une fille exquise!
Il ne lui manque rien!
Elle est très bien!

Olympia sort par la droite, suivie de Cochenille

NICKLAUSSE
d'une voix dolente, en montrant Hoffmann
Est-il mort? ...

SPALANZANI
examinant Hoffmann
Non! en somme,
Son lorgnon seul est en débris.
Il reprend ses esprits.

LE CHŒUR
Pauvre jeune homme! ...

COCHENILLE
dans la coulisse
Ah!

Il entre en scène, la figure bouleversée

SPALANZANI
Quoi?

COCHENILLE
L'homme aux lunettes! ... Là!

SPALANZANI
Miséricorde! Olympia! ...

HOFFMANN
Olympia! ...
Spalanzani va pour s'élancer. On entend dans la coulisse un bruit de ressorts qui se brisent avec fracas.
Ah! terre et cieux! Elle est cassée! ...

HOFFMANN
se levant
Cassée! ...

COPPÉLIUS
entrant par la droite et éclatant de rire
Ha! ha! ha! ha! oui ... Fracassée! ...

Hoffmann s'élance et disparaît par la droite.
Spalanzani et Coppélius se jettent l'un sur l'autre et se prennent au collet.

SPALANZANI
Gredin!

COPPÉLIUS
Voleur!

SPALANZANI
Brigand!

COPPÉLIUS
Païen!

SPALANZANI
Bandit!

COPPÉLIUS
Pirate!

HOFFMANN
apparaissant, pâle et épouvanté
Un automate! un automate!

Il se laisse tomber sur un fauteuil, Nicklausse cherche à le calmer. Eclat de rire général.

LE CHŒUR
Ha! ha! ha! la bombe éclate!
Il aimait un automate!

SPALANZANI
avec désespoir
Mon automate!

TOUS
Un automate!

LE CHŒUR
Ha! ha! ha! ha!



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