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Acte II

Scène V

La Chambre d'Hérode

(C'est l'heure de la sieste.
Jour tamisé par les tentures.
Hérode est étendu sur un lit d'ivoire.
Des Esclaves sont accroupies au fond de la chambre.)


RIDEAU


ESCLAVES
(1ers et 2ds soprani)
Roi, tu peux t'assoupir sur ta couche d'ivoire,
Tu peux rêver d'amour, tu peux rêver de gloire.
Les ardeurs du midi font taire les échos:
Tu peux rêver d'amour...d'amour!
Rien ne troublera ton repos!
C'est l'heure où le soleil monte dans le ciel bleu...
Et couvre le désert de ses vagues de feu...
Tu peux rêver d'amour!
Tu peux rêver d'amour!

HÉRODE
(sur son lit, la voix suffoquée, à lui-même)
Non! le sommeil me fuit et ses chaudes haleines
Font circuler un sang plus brûlant dans mes veines!
Dans les clartés de l'aube ou dans l'ombre du soir,
C'est elle que j'attends...
Elle qui je veux voir!
(aux esclaves)
Que votre danse, au moins, me la rappelle encore!

DANSE BABYLONIENNE

(danse devant le lit d'Hérode; sur un geste d'Hérode les danses s'arrêtent)

UNE JEUNE BABYLONIENNE
(à Hérode)
Que ce philtre amoureux dissipe ton ennui...

ESCLAVES
Que ce philtre amoureux dissipe ton ennui...

UN JEUNE BABYLONIENNE
Maître, bois dans cette amphore
Le vin rosé d'Engaddi!

ESCLAVES
Bois!

UNE JEUNE BABYLONIENNE
C'est un rayon de l'aurore enchâssé dans l'or poli...

ESCLAVES
Bois!

UNE JEUNE BABYLONIENNE
Et dans l'ivresse du breuvage,
Dont notre pays est fier
Tu retrouveras l'image
De l'être qui t'est si cher!
Bois ce vin!

ESCLAVES
Bois!
C'est un rayon de l'aurore
Enchâssé dans cet or!

LES ESCLAVES et UNE JEUNE BABYLONIENNE
Bois!

(Hérode se lève)

HÉRODE
(à lui-même, trouble et radieux)
Ce breuvage pourrait me donner un tel rêve!
Je pourrais la revoir...
Comtempler sa beauté!
Divine volupté à mes regards promise!
Espérance trop brève
Qui viens bercer mon coeur et troubler ma raison...
Ah! ne t'enfuis pas douce illusion!
(avec le plus grand charme et très soutenu)
Vision fugitive et toujours poursuivie
Ange mystérieux qui prend toute ma vie...
Ah! c'est toi! que je veux voir
Ô mon amour! ô mon espoir!
Vision fugitive! c'est toi!
Qui prends toute ma vie!
Te presser dans mes bras!
Sentir battre ton coeur
D'une amoureuse ardeur!
Puis mourir enlacés...dans une même ivresse
Dans une même ivresse...
Pour ces transports...pour cette flamme.
Ah! sans remords et sans plainte
Je donnerais mon âme
Pour toi mon amour! mon espoir!
Vision fugitive! c'est toi!
Qui prends toute ma vie!
Oui! c'est toi! mon amour!
Toi, mon seul amour! mon espoir!

UNE JEUNE BABYLONIENNE
(à Hérode)
Que ce philtre amoureux dissipe ton ennui!

HÉRODE
(agité et inquiet)
Si l'esclave mentait cependant... ce breuvage...
Si c'était un poison mortel...
Lâche terreur... voir son image...
Puis-je hésiter encor, quand on m'offre le ciel?
(à la Babylonienne)
Donne la coupe, esclave!
(Il boit; jetant la coupe, et avec un cri)
Ah! déjà...je chancelle...
Mes yeux sont obscurcis!
Mais... je la vois... c'est elle! c'est elle!
Que de cris sur ma lèvre... et je ne puis parler...
Je sens là, dans mon coeur qui s'agite et soupire...
Comme un aveu brûlant qui ne peut s'exhaler...
Ah! prends pitié... pitié de mon martyre...
Viens plus près! je le vieux!
Viens plus près!
Que ma lèvre effleure
(avec passion)
L'or de tes cheveux!
Qu'à tes pieds je meure...
Ah! dans mon vertige, je ne veux que toi!
Viens plus près...je le veux!
(il s'avance vers le lit croyant y entraîner Salomé.)
Sois à moi! sois à moi! encor...
Viens! qu'à tes pieds je meure!
(Phanuel paraît.)
Encor...
(presque sans voix)
plus près...encor...
(avec un cri étouffé)
Ah!


(Il tombe accablé sur le lit et s'endort. Sur un geste de Phanuel, les Esclaves se lèvent et disparaissent.)


Scène VI

PHANUEL
(considérant Hérode avec pitié.)
Voilà l'homme qui fait trembler tout un empire!
Une femme occupe ses pensées!
Et le roi... le voilà! et le roi... le voilà!
Flétri par le délire!
Et le roi, le voilà!

HÉRODE
(s'éveillant et cherchant à se rappeler le rêve qui l'opresse)
Là...n'ai-je pas vu sa vivante image?
Là! tout a disparu!
(il se lève chancelant)
à moi! à moi!
(apercevant le Chaldéen; avec une vague terreur aussitôt apaisée)
Phanuel! est-ce toi?

PHANUEL
(triste et grave, sans lenteur)
Hérode, tristement je reviens dans Sion:
La misère s'accroit selon la prophétie,
Et le peuple inquiet réclame le Messie!

HÉRODE
(agité et suppliant; à Phanuel)
Explique-moi d'abord le mal que je ressens!
Ah! guéris cet amour qui consume mes sens!
Ah! guéris cet amour dont je meurs...
Nuit et jour... je l'appelle... et je vois son image!
(avec ardeur et tendresse)
Un instant j'ai cru la posséder... vain mirage!
Hélas! ce n'était qu'un fantôme, une ombre... une vapeur!
Ah! guéris cet amour!
Ah! guéris cet amour!
Parle... parle...
Est-ce le délire...
Est-ce un songe trompeur?

(fiévreusement et avec autorité)
Parle... parle!

PHANUEL
(avec fermeté)
Roi, tu dis vrai, c'est le délire!
Une femme t'occupe alors tout respire
Autour de toi
La révolte et le sang!
Roi, le ciel devient menaçant!
Parcourant, en ton nom, les cités et la plaine,
Partout! Partout j'ai demandé l'appui de nos voisins!
Nos plus sûrs alliés sont soumis aux Romains!

HÉRODE
Je le sais; mais ici la révolte est prochaine,
Car le peuple est pour moi!

PHANUEL
Le peuple est inconstant!
Il tremble devant toi, mais c'est Jean qu'il acclame!

HÉRODE
Ce Jean me servira!
Et les Romains chassés
Je vaincrai les prophètes!
(avec fermeté)
Tu verras à mes pieds tomber toutes les têtes
De ces fous dangereux que la gloire a tentés!

PHANUEL
(avec foi)
Des fous... eux? des croyants...

HÉRODE
(s'animant)
Ce sont des révoltés!

PHANUEL
(avec courage)
Que tu glorifieras par le martyre!

HÉRODE
Je saurai les proscrire!

PHANUEL
On entendra leurs cris!

HÉRODE
Je les étoufferai!

PHANUEL
Leurs temples resteront!

HÉRODE
(terrible)
Je les renverserai!

LE PEUPLE
(au loin, acclamant Hérode)
Gloire au Tétrarque! à l'alliance
Qui nous promet la liberté!

HÉRODE
(à Phanuel, avec orgueil)
Entends-tu, Phanuel? ai-je encor la puissance?

PHANUEL
(est remonté vers le fond et regardant)
Ce sont des messagers!

HÉRODE
(avec assurance)
De nos voisins tributaires de Rome,
Ce sont les messagers!
Mon oeuvre se consomme!
Je puis braver tous les dangers!

PHANUEL
Ce sont les messagers!


(Hérode et Phanuel sortent - la scène change à vue)
Acte II

Scène V

La Chambre d'Hérode

(C'est l'heure de la sieste.
Jour tamisé par les tentures.
Hérode est étendu sur un lit d'ivoire.
Des Esclaves sont accroupies au fond de la chambre.)


RIDEAU


ESCLAVES
(1ers et 2ds soprani)
Roi, tu peux t'assoupir sur ta couche d'ivoire,
Tu peux rêver d'amour, tu peux rêver de gloire.
Les ardeurs du midi font taire les échos:
Tu peux rêver d'amour...d'amour!
Rien ne troublera ton repos!
C'est l'heure où le soleil monte dans le ciel bleu...
Et couvre le désert de ses vagues de feu...
Tu peux rêver d'amour!
Tu peux rêver d'amour!

HÉRODE
(sur son lit, la voix suffoquée, à lui-même)
Non! le sommeil me fuit et ses chaudes haleines
Font circuler un sang plus brûlant dans mes veines!
Dans les clartés de l'aube ou dans l'ombre du soir,
C'est elle que j'attends...
Elle qui je veux voir!
(aux esclaves)
Que votre danse, au moins, me la rappelle encore!

DANSE BABYLONIENNE

(danse devant le lit d'Hérode; sur un geste d'Hérode les danses s'arrêtent)

UNE JEUNE BABYLONIENNE
(à Hérode)
Que ce philtre amoureux dissipe ton ennui...

ESCLAVES
Que ce philtre amoureux dissipe ton ennui...

UN JEUNE BABYLONIENNE
Maître, bois dans cette amphore
Le vin rosé d'Engaddi!

ESCLAVES
Bois!

UNE JEUNE BABYLONIENNE
C'est un rayon de l'aurore enchâssé dans l'or poli...

ESCLAVES
Bois!

UNE JEUNE BABYLONIENNE
Et dans l'ivresse du breuvage,
Dont notre pays est fier
Tu retrouveras l'image
De l'être qui t'est si cher!
Bois ce vin!

ESCLAVES
Bois!
C'est un rayon de l'aurore
Enchâssé dans cet or!

LES ESCLAVES et UNE JEUNE BABYLONIENNE
Bois!

(Hérode se lève)

HÉRODE
(à lui-même, trouble et radieux)
Ce breuvage pourrait me donner un tel rêve!
Je pourrais la revoir...
Comtempler sa beauté!
Divine volupté à mes regards promise!
Espérance trop brève
Qui viens bercer mon coeur et troubler ma raison...
Ah! ne t'enfuis pas douce illusion!
(avec le plus grand charme et très soutenu)
Vision fugitive et toujours poursuivie
Ange mystérieux qui prend toute ma vie...
Ah! c'est toi! que je veux voir
Ô mon amour! ô mon espoir!
Vision fugitive! c'est toi!
Qui prends toute ma vie!
Te presser dans mes bras!
Sentir battre ton coeur
D'une amoureuse ardeur!
Puis mourir enlacés...dans une même ivresse
Dans une même ivresse...
Pour ces transports...pour cette flamme.
Ah! sans remords et sans plainte
Je donnerais mon âme
Pour toi mon amour! mon espoir!
Vision fugitive! c'est toi!
Qui prends toute ma vie!
Oui! c'est toi! mon amour!
Toi, mon seul amour! mon espoir!

UNE JEUNE BABYLONIENNE
(à Hérode)
Que ce philtre amoureux dissipe ton ennui!

HÉRODE
(agité et inquiet)
Si l'esclave mentait cependant... ce breuvage...
Si c'était un poison mortel...
Lâche terreur... voir son image...
Puis-je hésiter encor, quand on m'offre le ciel?
(à la Babylonienne)
Donne la coupe, esclave!
(Il boit; jetant la coupe, et avec un cri)
Ah! déjà...je chancelle...
Mes yeux sont obscurcis!
Mais... je la vois... c'est elle! c'est elle!
Que de cris sur ma lèvre... et je ne puis parler...
Je sens là, dans mon coeur qui s'agite et soupire...
Comme un aveu brûlant qui ne peut s'exhaler...
Ah! prends pitié... pitié de mon martyre...
Viens plus près! je le vieux!
Viens plus près!
Que ma lèvre effleure
(avec passion)
L'or de tes cheveux!
Qu'à tes pieds je meure...
Ah! dans mon vertige, je ne veux que toi!
Viens plus près...je le veux!
(il s'avance vers le lit croyant y entraîner Salomé.)
Sois à moi! sois à moi! encor...
Viens! qu'à tes pieds je meure!
(Phanuel paraît.)
Encor...
(presque sans voix)
plus près...encor...
(avec un cri étouffé)
Ah!


(Il tombe accablé sur le lit et s'endort. Sur un geste de Phanuel, les Esclaves se lèvent et disparaissent.)


Scène VI

PHANUEL
(considérant Hérode avec pitié.)
Voilà l'homme qui fait trembler tout un empire!
Une femme occupe ses pensées!
Et le roi... le voilà! et le roi... le voilà!
Flétri par le délire!
Et le roi, le voilà!

HÉRODE
(s'éveillant et cherchant à se rappeler le rêve qui l'opresse)
Là...n'ai-je pas vu sa vivante image?
Là! tout a disparu!
(il se lève chancelant)
à moi! à moi!
(apercevant le Chaldéen; avec une vague terreur aussitôt apaisée)
Phanuel! est-ce toi?

PHANUEL
(triste et grave, sans lenteur)
Hérode, tristement je reviens dans Sion:
La misère s'accroit selon la prophétie,
Et le peuple inquiet réclame le Messie!

HÉRODE
(agité et suppliant; à Phanuel)
Explique-moi d'abord le mal que je ressens!
Ah! guéris cet amour qui consume mes sens!
Ah! guéris cet amour dont je meurs...
Nuit et jour... je l'appelle... et je vois son image!
(avec ardeur et tendresse)
Un instant j'ai cru la posséder... vain mirage!
Hélas! ce n'était qu'un fantôme, une ombre... une vapeur!
Ah! guéris cet amour!
Ah! guéris cet amour!
Parle... parle...
Est-ce le délire...
Est-ce un songe trompeur?

(fiévreusement et avec autorité)
Parle... parle!

PHANUEL
(avec fermeté)
Roi, tu dis vrai, c'est le délire!
Une femme t'occupe alors tout respire
Autour de toi
La révolte et le sang!
Roi, le ciel devient menaçant!
Parcourant, en ton nom, les cités et la plaine,
Partout! Partout j'ai demandé l'appui de nos voisins!
Nos plus sûrs alliés sont soumis aux Romains!

HÉRODE
Je le sais; mais ici la révolte est prochaine,
Car le peuple est pour moi!

PHANUEL
Le peuple est inconstant!
Il tremble devant toi, mais c'est Jean qu'il acclame!

HÉRODE
Ce Jean me servira!
Et les Romains chassés
Je vaincrai les prophètes!
(avec fermeté)
Tu verras à mes pieds tomber toutes les têtes
De ces fous dangereux que la gloire a tentés!

PHANUEL
(avec foi)
Des fous... eux? des croyants...

HÉRODE
(s'animant)
Ce sont des révoltés!

PHANUEL
(avec courage)
Que tu glorifieras par le martyre!

HÉRODE
Je saurai les proscrire!

PHANUEL
On entendra leurs cris!

HÉRODE
Je les étoufferai!

PHANUEL
Leurs temples resteront!

HÉRODE
(terrible)
Je les renverserai!

LE PEUPLE
(au loin, acclamant Hérode)
Gloire au Tétrarque! à l'alliance
Qui nous promet la liberté!

HÉRODE
(à Phanuel, avec orgueil)
Entends-tu, Phanuel? ai-je encor la puissance?

PHANUEL
(est remonté vers le fond et regardant)
Ce sont des messagers!

HÉRODE
(avec assurance)
De nos voisins tributaires de Rome,
Ce sont les messagers!
Mon oeuvre se consomme!
Je puis braver tous les dangers!

PHANUEL
Ce sont les messagers!


(Hérode et Phanuel sortent - la scène change à vue)



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