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ACTE TROISIEME.
Le théâtre est un grand Monument élevé par les Arts. Un autel vide paraît au milieu pour servir à porter l’Image de la personne qui s’immolera pour Admète.

SCENE PREMIERE
ALCESTE, PHÉRÈS, CÉPHISE

ALCESTE
Ah! pourquoi nous séparez-vous?
Eh! du moins attendez que la Mort nous sépare;
Cruels, quelle pitié barbare
Vous presse d’arracher Alceste à son époux?
Ah! pourquoi nous séparez-vous?

PHÉRÈS et CÉPHISE
Plus votre époux mourant voit d’amour et d’appas,
Et plus le jour qu’il perd lui doit faire d’envie;
Ce sont les douceurs de la vie
Qui font les horreurs du Trépas.

ALCESTE
Les Arts n’ont point encore achevé leur ouvrage;
Cet autel doit porter la glorieuse Image
De qui signalera sa foi
En mourant pour sauver son Roi.
Le prix d’une gloire immortelle
Ne peut-il toucher un grand cœur?
Faut-il que la Mort la plus belle
Ne laisse pas de faire peur?

A quoi sert la foule importune
Dont les Rois sont embarrassés?
Un coup fatal de la Fortune
Écarte les plus empressés.

ALCESTE, PHÉRÈS, et CÉPHISE
De tant d’amis qu’avait Admète,
Aucun ne vient le secourir;
Quelque honneur qu’on promette,
On le laisse mourir.

PHÉRÈS
J’aime mon fils, je l’ai fait Roi;
Pour prolonger son sort je mourrais sans effroi,
Si je pouvais offrir des jours dignes d’envie.
Je n’ai plus qu’un reste de vie;
Ce n’est rien pour Admète, et c’est beaucoup pour moi.

CÉPHISE
Les Honneurs les plus éclatants
En vain dans le tombeau promettent de nous suivre;
La Mort est affreuse en tout temps.
Mais peut-on renoncer à vivre
Quand on n’a vécu que quinze ans?

ALCESTE
Chacun est satisfait des excuses qu’il donne;
Cependant on ne voit personne
Qui pour sauver Admète ose perdre le jour;
Le Devoir, l’Amitié, le Sang, tout l’abandonne,
Il n’a plus d’espoir qu’en l’Amour.


SCENE SECONDE
PHÉRÈS, LE CHŒUR, CLÉANTE

PHÉRÈS
Voyons encor mon fils, allons, hâtons nos pas;
Ses yeux vont se couvrir d’éternelles ténèbres.

LE CHŒUR
Hélas! hélas! hélas!

PHÉRÈS
Quels cris! quelles plaintes funèbres!

LE CHŒUR
Hélas! hélas! hélas!

PHÉRÈS
Où vas-tu? Cléante, demeure.

CLÉANTE
Hélas! hélas!
Le Roi touche à sa dernière heure,
Il s’affaiblit, il faut qu’il meure,
Et je viens pleurer son trépas.
Hélas! hélas!

LE CHŒUR
Hélas! hélas! hélas!

PHÉRÈS
On le plaint, tout le monde pleure,
Mais nos pleurs ne le sauvent pas.
Hélas! hélas!

LE CHŒUR
Hélas! hélas! hélas!


SCENE TROISIEME
LE CHŒUR, ADMÈTE, PHÉRÈS, CLÉANTE

LE CHŒUR
O trop heureux Admète!
Que votre sort est beau!

PHÉRÈS et CLÉANTE
Quel changement! quel bruit nouveau!

LE CHŒUR
O trop heureux Admète!
Que votre sort est beau!

PHÉRÈS et CLÉANTE voyant Admète guéri
L’effort d’une Amitié parfaite
L’a sauvé du tombeau.

PHÉRÈS embrassant Admète
O trop heureux Admète!
Que votre sort est beau!

LE CHŒUR
O trop heureux Admète!
Que votre sort est beau!

ADMÈTE
Qu’une Pompe funèbre
Rende à jamais célèbre
Le généreux effort
Qui m’arrache à la Mort.

Alceste n’aura plus d’alarmes,
Je reverrai ses yeux charmants
A qui j’ai coûté tant de larmes.
Que la vie a de charmes
Pour les heureux amants!

Achevez, Dieux des Arts, faites-nous voir l’Image
Qui doit éterniser la grandeur de courage
De qui s’est immolé pour moi;
Ne différez point davantage...
Ciel! ô Ciel! qu’est-ce que je vois!

L’autel s’ouvre, et l’on voit sortir l’Image d’Alceste qui se perce le sein.


SCENE QUATRIEME
CÉPHISE, ADMÈTE, PHÉRÈS, CLÉANTE, LE CHŒUR

CÉPHISE
Alceste est morte!

ADMÈTE
Alceste est morte!

LE CHŒUR
Alceste est morte!

CÉPHISE
Alceste a satisfait les Parques en courroux;
Votre tombeau s’ouvrait, elle y descend pour vous,
Elle-même a voulu vous en fermer la porte;

Alceste est morte!

ADMÈTE
Alceste est morte!

LE CHŒUR
Alceste est morte!

CÉPHISE
J’ai couru, mais trop tard pour arrêter ses coups.
Jamais en faveur d’un époux
On ne verra d’ardeur si fidèle et si forte;
Alceste est morte!

ADMÈTE
Alceste est morte!

LE CHŒUR
Alceste est morte!

CÉPHISE
Sujets, amis, parents, vous abandonnaient tous;
Sur les droits les plus forts, sur les nœuds les plus doux,
L’Amour, le tendre Amour l’emporte:
Alceste est morte!

ADMÈTE
Alceste est morte!

LE CHŒUR
Alceste est morte!

Admète tombe accablé de douleur entre les bras de sa suite.


SCENE CINQUIEME
Troupe de femmes affligées, Troupe d’hommes désolés, qui portent des fleurs, et tous les ornements qui ont servi à parer Alceste.

TOUS ENSEMBLE
Formons les plus lugubres chants,
Et les regrets les plus touchants.

UNE FEMME AFFLIGÉE
La Mort, la Mort barbare,
Détruit aujourd’hui mille appas.
Quelle Victime, hélas!
Fut jamais si belle, et si rare?
La Mort, la Mort barbare
Détruit aujourd’hui mille appas.

UN HOMME DÉSOLÉ
Alceste si jeune, et si belle,
Court se précipiter dans la Nuit éternelle,
Pour sauver ce qu’elle aime elle a perdu le jour.

LE CHŒUR
O trop parfait modèle
D’une épouse fidèle!
O trop parfait modèle
D’un véritable Amour.

UNE FEMME AFFLIGÉE
Que notre zèle se partage;
Que les uns par leurs chants célèbrent son courage,
Que d’autres par leurs cris déplorent ses malheurs.

LE CHŒUR
Rendons hommage
A son Image;
Jetons des fleurs,
Versons des pleurs.

UNE FEMME AFFLIGÉE
Alceste, la charmante Alceste,
La fidèle Alceste n’est plus.

LE CHŒUR
Alceste, la charmante Alceste,
La fidèle Alceste n’est plus.

UNE FEMME AFFLIGÉE
Tant de beautés, tant de vertus,
Méritaient un sort moins funeste.

LE CHŒUR
Alceste, la charmante Alceste,
La fidèle Alceste n’est plus.

Un transport de douleur saisit les deux troupes affligées, une partie déchire ses habits, l’autre s’arrache les cheveux, et chacun brise au pied de l’Image d’Alceste les ornements qu’il porte à la main.

LE CHŒUR
Rompons, brisons le triste reste
De ces ornements superflus.

Que nos pleurs, que nos cris renouvellent sans cesse.
Allons porter partout la douleur qui nous presse.


SCENE SIXIEME
ADMÈTE, PHÉRÈS, CÉPHISE, CLÉANTE, Suite
ADMÈTE revenu de son évanouissement, et se voyant désarmé
Sans Alceste, sans ses appas,
Croyez-vous que je puisse vivre?
Laissez-moi courir au Trépas
Où ma chère Alceste se livre.
Sans Alceste, sans ses appas,
Croyez-vous que je puisse vivre?
C’est pour moi qu’elle meurt, hélas!
Pourquoi m’empêcher de la suivre?
Sans Alceste, sans ses appas,
Croyez-vous que je puisse vivre?


SCENE SEPTIEME
ALCIDE, ADMÈTE, PHÉRÈS, CÉPHISE, CLÉANTE

ALCIDE
Tu me vois arrêté sur le point de partir
Par les tristes clameurs qu’on entend retentir.

ADMÈTE
Alceste meurt pour moi par une amour extrême,
Je ne reverrai plus les yeux qui m’ont charmé.
Hélas! j’ai perdu ce que j’aime
Pour avoir été trop aimé.

ALCIDE
J’aime Alceste, il est temps de ne m’en plus défendre;
Elle meurt, ton amour n’a plus rien à prétendre;
Admète, cède-moi la Beauté que tu perds.
Au palais de Pluton j’entreprends de descendre;
J’irai jusqu’au fond des Enfers
Forcer la Mort à me la rendre.

ADMÈTE
Je verrais encore ses beaux yeux?
Allez, Alcide, allez, revenez glorieux,
Obtenez qu’Alceste vous suive.
Le fils du plus puissant des Dieux
Est plus digne que moi du bien dont on me prive.
Allez, allez, ne tardez pas,
Arrachez Alceste au Trépas,
Et ramenez au jour son Ombre fugitive;
Qu’elle vive pour vous avec tous ses appas,
Admète est trop heureux pourvu qu’Alceste vive.

PHÉRÈS, CÉPHISE, CLÉANTE
Allez, allez, ne tardez pas,
Arrachez Alceste au Trépas.


SCENE HUITIEME
DIANE, MERCURE, ALCIDE, ADMÈTE, PHÉRÈS, CÉPHISE, CLÉANTE
La Lune paraît, son globe s’ouvre, et fait voir Diane sur un nuage brillant.

DIANE
Le Dieu dont tu tiens la naissance
Oblige tous les Dieux d’être d’intelligence
En faveur d’un dessein si beau;
Je viens t’offrir mon assistance;
Et Mercure s’avance
Pour t’ouvrir aux Enfers un passage nouveau.

Mercure vient en volant frapper la Terre de son Caducée, l’Enfer s’ouvre, et Alcide y descend.

Fin du troisième Acte.
ACTE TROISIEME.
Le théâtre est un grand Monument élevé par les Arts. Un autel vide paraît au milieu pour servir à porter l’Image de la personne qui s’immolera pour Admète.

SCENE PREMIERE
ALCESTE, PHÉRÈS, CÉPHISE

ALCESTE
Ah! pourquoi nous séparez-vous?
Eh! du moins attendez que la Mort nous sépare;
Cruels, quelle pitié barbare
Vous presse d’arracher Alceste à son époux?
Ah! pourquoi nous séparez-vous?

PHÉRÈS et CÉPHISE
Plus votre époux mourant voit d’amour et d’appas,
Et plus le jour qu’il perd lui doit faire d’envie;
Ce sont les douceurs de la vie
Qui font les horreurs du Trépas.

ALCESTE
Les Arts n’ont point encore achevé leur ouvrage;
Cet autel doit porter la glorieuse Image
De qui signalera sa foi
En mourant pour sauver son Roi.
Le prix d’une gloire immortelle
Ne peut-il toucher un grand cœur?
Faut-il que la Mort la plus belle
Ne laisse pas de faire peur?

A quoi sert la foule importune
Dont les Rois sont embarrassés?
Un coup fatal de la Fortune
Écarte les plus empressés.

ALCESTE, PHÉRÈS, et CÉPHISE
De tant d’amis qu’avait Admète,
Aucun ne vient le secourir;
Quelque honneur qu’on promette,
On le laisse mourir.

PHÉRÈS
J’aime mon fils, je l’ai fait Roi;
Pour prolonger son sort je mourrais sans effroi,
Si je pouvais offrir des jours dignes d’envie.
Je n’ai plus qu’un reste de vie;
Ce n’est rien pour Admète, et c’est beaucoup pour moi.

CÉPHISE
Les Honneurs les plus éclatants
En vain dans le tombeau promettent de nous suivre;
La Mort est affreuse en tout temps.
Mais peut-on renoncer à vivre
Quand on n’a vécu que quinze ans?

ALCESTE
Chacun est satisfait des excuses qu’il donne;
Cependant on ne voit personne
Qui pour sauver Admète ose perdre le jour;
Le Devoir, l’Amitié, le Sang, tout l’abandonne,
Il n’a plus d’espoir qu’en l’Amour.


SCENE SECONDE
PHÉRÈS, LE CHŒUR, CLÉANTE

PHÉRÈS
Voyons encor mon fils, allons, hâtons nos pas;
Ses yeux vont se couvrir d’éternelles ténèbres.

LE CHŒUR
Hélas! hélas! hélas!

PHÉRÈS
Quels cris! quelles plaintes funèbres!

LE CHŒUR
Hélas! hélas! hélas!

PHÉRÈS
Où vas-tu? Cléante, demeure.

CLÉANTE
Hélas! hélas!
Le Roi touche à sa dernière heure,
Il s’affaiblit, il faut qu’il meure,
Et je viens pleurer son trépas.
Hélas! hélas!

LE CHŒUR
Hélas! hélas! hélas!

PHÉRÈS
On le plaint, tout le monde pleure,
Mais nos pleurs ne le sauvent pas.
Hélas! hélas!

LE CHŒUR
Hélas! hélas! hélas!


SCENE TROISIEME
LE CHŒUR, ADMÈTE, PHÉRÈS, CLÉANTE

LE CHŒUR
O trop heureux Admète!
Que votre sort est beau!

PHÉRÈS et CLÉANTE
Quel changement! quel bruit nouveau!

LE CHŒUR
O trop heureux Admète!
Que votre sort est beau!

PHÉRÈS et CLÉANTE voyant Admète guéri
L’effort d’une Amitié parfaite
L’a sauvé du tombeau.

PHÉRÈS embrassant Admète
O trop heureux Admète!
Que votre sort est beau!

LE CHŒUR
O trop heureux Admète!
Que votre sort est beau!

ADMÈTE
Qu’une Pompe funèbre
Rende à jamais célèbre
Le généreux effort
Qui m’arrache à la Mort.

Alceste n’aura plus d’alarmes,
Je reverrai ses yeux charmants
A qui j’ai coûté tant de larmes.
Que la vie a de charmes
Pour les heureux amants!

Achevez, Dieux des Arts, faites-nous voir l’Image
Qui doit éterniser la grandeur de courage
De qui s’est immolé pour moi;
Ne différez point davantage...
Ciel! ô Ciel! qu’est-ce que je vois!

L’autel s’ouvre, et l’on voit sortir l’Image d’Alceste qui se perce le sein.


SCENE QUATRIEME
CÉPHISE, ADMÈTE, PHÉRÈS, CLÉANTE, LE CHŒUR

CÉPHISE
Alceste est morte!

ADMÈTE
Alceste est morte!

LE CHŒUR
Alceste est morte!

CÉPHISE
Alceste a satisfait les Parques en courroux;
Votre tombeau s’ouvrait, elle y descend pour vous,
Elle-même a voulu vous en fermer la porte;

Alceste est morte!

ADMÈTE
Alceste est morte!

LE CHŒUR
Alceste est morte!

CÉPHISE
J’ai couru, mais trop tard pour arrêter ses coups.
Jamais en faveur d’un époux
On ne verra d’ardeur si fidèle et si forte;
Alceste est morte!

ADMÈTE
Alceste est morte!

LE CHŒUR
Alceste est morte!

CÉPHISE
Sujets, amis, parents, vous abandonnaient tous;
Sur les droits les plus forts, sur les nœuds les plus doux,
L’Amour, le tendre Amour l’emporte:
Alceste est morte!

ADMÈTE
Alceste est morte!

LE CHŒUR
Alceste est morte!

Admète tombe accablé de douleur entre les bras de sa suite.


SCENE CINQUIEME
Troupe de femmes affligées, Troupe d’hommes désolés, qui portent des fleurs, et tous les ornements qui ont servi à parer Alceste.

TOUS ENSEMBLE
Formons les plus lugubres chants,
Et les regrets les plus touchants.

UNE FEMME AFFLIGÉE
La Mort, la Mort barbare,
Détruit aujourd’hui mille appas.
Quelle Victime, hélas!
Fut jamais si belle, et si rare?
La Mort, la Mort barbare
Détruit aujourd’hui mille appas.

UN HOMME DÉSOLÉ
Alceste si jeune, et si belle,
Court se précipiter dans la Nuit éternelle,
Pour sauver ce qu’elle aime elle a perdu le jour.

LE CHŒUR
O trop parfait modèle
D’une épouse fidèle!
O trop parfait modèle
D’un véritable Amour.

UNE FEMME AFFLIGÉE
Que notre zèle se partage;
Que les uns par leurs chants célèbrent son courage,
Que d’autres par leurs cris déplorent ses malheurs.

LE CHŒUR
Rendons hommage
A son Image;
Jetons des fleurs,
Versons des pleurs.

UNE FEMME AFFLIGÉE
Alceste, la charmante Alceste,
La fidèle Alceste n’est plus.

LE CHŒUR
Alceste, la charmante Alceste,
La fidèle Alceste n’est plus.

UNE FEMME AFFLIGÉE
Tant de beautés, tant de vertus,
Méritaient un sort moins funeste.

LE CHŒUR
Alceste, la charmante Alceste,
La fidèle Alceste n’est plus.

Un transport de douleur saisit les deux troupes affligées, une partie déchire ses habits, l’autre s’arrache les cheveux, et chacun brise au pied de l’Image d’Alceste les ornements qu’il porte à la main.

LE CHŒUR
Rompons, brisons le triste reste
De ces ornements superflus.

Que nos pleurs, que nos cris renouvellent sans cesse.
Allons porter partout la douleur qui nous presse.


SCENE SIXIEME
ADMÈTE, PHÉRÈS, CÉPHISE, CLÉANTE, Suite
ADMÈTE revenu de son évanouissement, et se voyant désarmé
Sans Alceste, sans ses appas,
Croyez-vous que je puisse vivre?
Laissez-moi courir au Trépas
Où ma chère Alceste se livre.
Sans Alceste, sans ses appas,
Croyez-vous que je puisse vivre?
C’est pour moi qu’elle meurt, hélas!
Pourquoi m’empêcher de la suivre?
Sans Alceste, sans ses appas,
Croyez-vous que je puisse vivre?


SCENE SEPTIEME
ALCIDE, ADMÈTE, PHÉRÈS, CÉPHISE, CLÉANTE

ALCIDE
Tu me vois arrêté sur le point de partir
Par les tristes clameurs qu’on entend retentir.

ADMÈTE
Alceste meurt pour moi par une amour extrême,
Je ne reverrai plus les yeux qui m’ont charmé.
Hélas! j’ai perdu ce que j’aime
Pour avoir été trop aimé.

ALCIDE
J’aime Alceste, il est temps de ne m’en plus défendre;
Elle meurt, ton amour n’a plus rien à prétendre;
Admète, cède-moi la Beauté que tu perds.
Au palais de Pluton j’entreprends de descendre;
J’irai jusqu’au fond des Enfers
Forcer la Mort à me la rendre.

ADMÈTE
Je verrais encore ses beaux yeux?
Allez, Alcide, allez, revenez glorieux,
Obtenez qu’Alceste vous suive.
Le fils du plus puissant des Dieux
Est plus digne que moi du bien dont on me prive.
Allez, allez, ne tardez pas,
Arrachez Alceste au Trépas,
Et ramenez au jour son Ombre fugitive;
Qu’elle vive pour vous avec tous ses appas,
Admète est trop heureux pourvu qu’Alceste vive.

PHÉRÈS, CÉPHISE, CLÉANTE
Allez, allez, ne tardez pas,
Arrachez Alceste au Trépas.


SCENE HUITIEME
DIANE, MERCURE, ALCIDE, ADMÈTE, PHÉRÈS, CÉPHISE, CLÉANTE
La Lune paraît, son globe s’ouvre, et fait voir Diane sur un nuage brillant.

DIANE
Le Dieu dont tu tiens la naissance
Oblige tous les Dieux d’être d’intelligence
En faveur d’un dessein si beau;
Je viens t’offrir mon assistance;
Et Mercure s’avance
Pour t’ouvrir aux Enfers un passage nouveau.

Mercure vient en volant frapper la Terre de son Caducée, l’Enfer s’ouvre, et Alcide y descend.

Fin du troisième Acte.



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