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ACTE II
(Le théâtre représente un jardin délicieux, au milieu duquel paraît un berceau en forme de dôme, soutenu à l'entour de plusieurs Termes; Au travers de ce berceau, on découvre trois allées, dont celle du milieu est terminée par un superbe palais, en éloignement. Les deux autres finissent à perte de vue.)
Scène 1
Philonoë, deux Amazones

Philonoë
Amour, mes voeux sont satisfaits
Il m'est doux de porter tes chaînes
Et j'oublie aujourd'huy les peines
Qui de mon coeur avaient troublé la paix.
Cruelles inquiétudes,
Soupirs languissants,
Si j'ay souffert vos tourments les plus rudes,
Je n'ay pas trop payé les douceurs que je sens.

Première Amazone
Les douceurs
Que l'Amour fait trouver dans les chaines
Aux plus heures amants ont coûté des soupirs.

Deuxième Amazone
Les palisirs qui n'ont point commencé par les peines,
Ne sont jamais de vrais plaisirs.

Philonoë
Chantez chantez la valeur éclatante
Du plus grand héros.
Si la Lycie est triomphante,
C'est à luy qu'elle doit sa gloire et son repos.

Première Amazone
Que de lauriers sur une seule tête,
Avec luy la victoire à peine à respirer!

Deuxième Amazone
De l'univers entier il eut fait la conquête,
Si son grand coeur n'eut su se modérer

Les deux Amazones
Chantons, chantons la valeur éclatante
Du plus grand des héros.
Si la Lycie est triomphante,
C'est à luy qu'elle doit sa gloire et son repos.

Scène 2
Philonoë, Bellérophon, Amazones

Bellérophon
Princesse, tout conspire à couronner ma flamme,
Tout s'apprête pour mon bonheur;
Sentez-vous les plaisirs qui règnent dans mon âme?
Et les mêmes transports charment-ils votre coeur?

Philonoë
L'Amour qui nous unit par de si douces chaînes
A dès longtemps uny tous nos désirs,
A vos soupirs cent fois j'ai mélé mes soupirs;
Et si j'ay partagé vos peines,
Je dois partager vos plaisirs

Bellérophon
Qu'un si doux aveu doit me plaire
Qu'il rend mon destin glorieux!

Philonoë
Quand ma bouche pourrait se taire
L'Amour ferait parler mes yeux.

Philonoë et Bellérophon
Que tout parle à l'envy de notre amour extrême.
A ses transports abandonnons nos coeurs.
Et pour goûter toujours de nouvelles douceurs,
Disons-nous cent fois:
Je vous ayme, je vous ayme.

Philonoë
Prince, adieu. Mon devoir m'appelle auprès du Roy,
Je vous laisse le soin d'entretenir la Reyne.

Scène 3
Sténobée, Bellérophon

Bellérophon
Quel cruel supplice pour moy!

Sténobée
Ma présence ici te fait peine?

Bellérophon
Il est vrai, je frémis lorsque je vous revoy.
Quel destin ennemy vous amène en Lycie?
Y venez vous chercher à troubler mon repos?
Vous m'avez fait bannir d'Argos,
Ne verrai-je jamais votre haine adoucie?

Sténobée
S'il te souvient des maux que je t'ay faits,
Qu'il te souvienne aussi de ma tendresse extrême,
Ne me reproche point, ingrat, que je te hais,
Ou reproche-moy que je t'aime.
J'ay tâché de te perdre, et j'ai cru le pouvoir,
J'ai suivy les transports d'une aveugle vengeance;
Mais plus à mon amour j'ai fait de violence,
Plus sur mon coeur il a pris de pouvoir.
Si l'amour quelque fois s'abandonne à la rage
Il est toujours amour quand bien même il outrage;
Mais vous, toujours constante à me persécuter
Vous n'avez épargné ma gloire ni ma vie,
Et je ne dois rien écouter
De ma plus mortelle ennemie

Scène 4
Sténobée, Argie

Sténobée
Tu me quittes, cruels, arrête! il fuit hélas!
Mon amour voit sa honte et n'en profite pas.
Vous ne sauriez guérir le mal qui me tourmente,
Faibles retours d'un impuissant dépit,
des mépris d'un ingrat ma flamme se nourrit,
Elle devrait s'éteindre et devient plus ardente.
L'amour trop heureux s'affaiblit,
Mais l'amour malheureux s'augmente.

Argie
Quoi! vous pourriez toujours souffrir
Qu'il vous brave qu'il vous dédaigne.

Stenobee
Non, il faut dans son sang que mon amour s'éteigne;
Perdons tout, faisons tout périr.

Scène 5
Sténobée, Amisodar

Sténobée
Vous me juriez sans cesse une amour éternelle
Croirai-je Amisodar, croirai-je vos serments?
Me seriez-vous assez fidèle
Pour ne refuser rien à mes resentiments?

Amisodar
Lorsque l'amour vous asservit mon âme,
Votre insensible coeur devait se contenter
De ne pas répondre à ma flamme,
Pourquoy me faire encor l'outrage d'en douter?
Vos mépris, votre indifférence
Me touchent moins que cette offense;
Je meurs pour vos divins appas
Et viens vous demander pour toute récompense
Que vous n'en doutiez pas.

Sténobée
Bellérophon m'a fait une mortelle injure,
Le Roy la connaît et l'endure
Il le choisitpour gendre au lieu de le punir
Troublons l'hymen qui se prépare
Par une vengeance barbare
Dont le seul souvenir
Fasse trembler tout l'avenir.

Amisodar
Je puis de la nuit infernale
Faire sortir un monstre furieux;
Mais vous-même tremblez d'exercer en ces lieux
Une vengeance si fatale,
Préparez-vous à voir nos peuples alarmés
Et nos villes tremblantes,
Le monstre couvrira de torrents enflammés
Nos campagnes fumantes,
Et nos champs ne seront semés
Que des restes affreux de victimes sanglantes.

Sténobée
Que ce spectacle sera doux
A la fureur qui me transporte!
Hâtez-vous, hâtez-vous
De servir mon courroux
Faites ouvrir la terre et que le monstre en sorte.

Amisodar
Jusqu'au fond des enfers je vais me faire entendre!
Fuyez, Reine, fuyez
Vos yeux seraient trop effrayés
De l'horreur qu'en ces lieux mes charmes vont répandre.

Scène 6
Amisodar, seul
Que ce jardin se change en un désert affreux.
(Le jardin disparaît et l'on voit à sa place une espèce de prison horrible, taillée dans les rochers et percée à perte de vue, avec plusieurs chaînes, cordages et grilles de fer qui la remplissent de toutes parts.)
Noirs habitants du séjour ténébreux,
Pour m’écouter dans vos demeures sombres,
Redoublez s'il se peut le silence des Ombres;
Et vous, à me servir employés de fois,
Ministres de mon art, accourez à ma voix.
Et vous, à me servir employés tant de fois.
(Quatre magiciens et quatre magiciennes paraissent et témoignent,en dansant, l'ardeur avec laquelle ils se préparent à servir Amisodar.)

Scène 7
Amisodar, Magiciens.

Magiciens
Parle, nous voilà prêts, tout nous sera possible.

Amisodar
Faisons sortir un monstre horrible
Pour l'évoquer employez l'Achéron
Le Cocyte, le Phlégéton,
Faites que votre voix dans tout l'enfer résonne;
C'est moi qui vous l'ordonne.
(Les magiciens se jettent icy contre terre pour l'évocation).

Magiciens
Par ce pressant commandement
Promptement que le Ténare s'ouvre,
Que l'enfer se découvre.
Cocyte! Phlégéton!
Il nous faut du secours,
Pour nous entendre arrêtez votre cours.

Amisodar
Poursuivez que pour moy votre pouvoir éclate.
Par Cerbère et la triple Hécate
Parlez, pressez, appelez à grand bruit
Et la mort et la nuit.

Magiciens
Nuit! mort! Cerbère! Hécate! Erèbe! Averne!
Noires filles du Styx que la fureur gouverne,
Entendez nos cris servez-nous,
Nous travaillons pour vous.

Amisodar
Le charme est fait, les monstres vont paraître;
La terre s'ouvre et me le fait connaître
Rendons aux sombres Déités
Les honneurs que de nous elles ont mérités.
(La terre s'ouvre et on en voit sortir trois monstres qui s'élèvent au dessus de trois bûchers, l'un en forme de dragons, l'autre de lion et le dernier de boue. Trois des magiciens montent dessus. Après quoy les quatre, qui ont déjà dansé, font une nouvelle entrée avec les quatre magiciennes, pour marquer leur joye de ce que le charme a réussi.
Leur danse etant finie, les trois magiciens, qui sont sur les monstres, chantent alternativement les paroles suivantes avec les autres magiciens.)

Tous
La terre nous ouvre
Ses gouffres profonds
L'Enfer se découvre
Chantons triomphons.
On voit l'onde noire
Pour nous s'arrêter.
Victoire! Victoire! Victoire!
Nous avons la gloire
De tout surmonter
Triomphe! Victoire! Triomphe! Victoire!
Nous avons la gloire
De tout surmonter
Non non rien ne peut nous résister

Amisodar
Un monstre seul causerait plus d'effroy;
Il faut unir ces trois monstres ensemble.
Par un charme plus fort et plus digne de moy,
Faisons qu'un seul les assemble;
Pour venir en à bout descendons aux Enfers,
Les gouffres nous en sont ouverts.
ACTE II
(Le théâtre représente un jardin délicieux, au milieu duquel paraît un berceau en forme de dôme, soutenu à l'entour de plusieurs Termes; Au travers de ce berceau, on découvre trois allées, dont celle du milieu est terminée par un superbe palais, en éloignement. Les deux autres finissent à perte de vue.)
Scène 1
Philonoë, deux Amazones

Philonoë
Amour, mes voeux sont satisfaits
Il m'est doux de porter tes chaînes
Et j'oublie aujourd'huy les peines
Qui de mon coeur avaient troublé la paix.
Cruelles inquiétudes,
Soupirs languissants,
Si j'ay souffert vos tourments les plus rudes,
Je n'ay pas trop payé les douceurs que je sens.

Première Amazone
Les douceurs
Que l'Amour fait trouver dans les chaines
Aux plus heures amants ont coûté des soupirs.

Deuxième Amazone
Les palisirs qui n'ont point commencé par les peines,
Ne sont jamais de vrais plaisirs.

Philonoë
Chantez chantez la valeur éclatante
Du plus grand héros.
Si la Lycie est triomphante,
C'est à luy qu'elle doit sa gloire et son repos.

Première Amazone
Que de lauriers sur une seule tête,
Avec luy la victoire à peine à respirer!

Deuxième Amazone
De l'univers entier il eut fait la conquête,
Si son grand coeur n'eut su se modérer

Les deux Amazones
Chantons, chantons la valeur éclatante
Du plus grand des héros.
Si la Lycie est triomphante,
C'est à luy qu'elle doit sa gloire et son repos.

Scène 2
Philonoë, Bellérophon, Amazones

Bellérophon
Princesse, tout conspire à couronner ma flamme,
Tout s'apprête pour mon bonheur;
Sentez-vous les plaisirs qui règnent dans mon âme?
Et les mêmes transports charment-ils votre coeur?

Philonoë
L'Amour qui nous unit par de si douces chaînes
A dès longtemps uny tous nos désirs,
A vos soupirs cent fois j'ai mélé mes soupirs;
Et si j'ay partagé vos peines,
Je dois partager vos plaisirs

Bellérophon
Qu'un si doux aveu doit me plaire
Qu'il rend mon destin glorieux!

Philonoë
Quand ma bouche pourrait se taire
L'Amour ferait parler mes yeux.

Philonoë et Bellérophon
Que tout parle à l'envy de notre amour extrême.
A ses transports abandonnons nos coeurs.
Et pour goûter toujours de nouvelles douceurs,
Disons-nous cent fois:
Je vous ayme, je vous ayme.

Philonoë
Prince, adieu. Mon devoir m'appelle auprès du Roy,
Je vous laisse le soin d'entretenir la Reyne.

Scène 3
Sténobée, Bellérophon

Bellérophon
Quel cruel supplice pour moy!

Sténobée
Ma présence ici te fait peine?

Bellérophon
Il est vrai, je frémis lorsque je vous revoy.
Quel destin ennemy vous amène en Lycie?
Y venez vous chercher à troubler mon repos?
Vous m'avez fait bannir d'Argos,
Ne verrai-je jamais votre haine adoucie?

Sténobée
S'il te souvient des maux que je t'ay faits,
Qu'il te souvienne aussi de ma tendresse extrême,
Ne me reproche point, ingrat, que je te hais,
Ou reproche-moy que je t'aime.
J'ay tâché de te perdre, et j'ai cru le pouvoir,
J'ai suivy les transports d'une aveugle vengeance;
Mais plus à mon amour j'ai fait de violence,
Plus sur mon coeur il a pris de pouvoir.
Si l'amour quelque fois s'abandonne à la rage
Il est toujours amour quand bien même il outrage;
Mais vous, toujours constante à me persécuter
Vous n'avez épargné ma gloire ni ma vie,
Et je ne dois rien écouter
De ma plus mortelle ennemie

Scène 4
Sténobée, Argie

Sténobée
Tu me quittes, cruels, arrête! il fuit hélas!
Mon amour voit sa honte et n'en profite pas.
Vous ne sauriez guérir le mal qui me tourmente,
Faibles retours d'un impuissant dépit,
des mépris d'un ingrat ma flamme se nourrit,
Elle devrait s'éteindre et devient plus ardente.
L'amour trop heureux s'affaiblit,
Mais l'amour malheureux s'augmente.

Argie
Quoi! vous pourriez toujours souffrir
Qu'il vous brave qu'il vous dédaigne.

Stenobee
Non, il faut dans son sang que mon amour s'éteigne;
Perdons tout, faisons tout périr.

Scène 5
Sténobée, Amisodar

Sténobée
Vous me juriez sans cesse une amour éternelle
Croirai-je Amisodar, croirai-je vos serments?
Me seriez-vous assez fidèle
Pour ne refuser rien à mes resentiments?

Amisodar
Lorsque l'amour vous asservit mon âme,
Votre insensible coeur devait se contenter
De ne pas répondre à ma flamme,
Pourquoy me faire encor l'outrage d'en douter?
Vos mépris, votre indifférence
Me touchent moins que cette offense;
Je meurs pour vos divins appas
Et viens vous demander pour toute récompense
Que vous n'en doutiez pas.

Sténobée
Bellérophon m'a fait une mortelle injure,
Le Roy la connaît et l'endure
Il le choisitpour gendre au lieu de le punir
Troublons l'hymen qui se prépare
Par une vengeance barbare
Dont le seul souvenir
Fasse trembler tout l'avenir.

Amisodar
Je puis de la nuit infernale
Faire sortir un monstre furieux;
Mais vous-même tremblez d'exercer en ces lieux
Une vengeance si fatale,
Préparez-vous à voir nos peuples alarmés
Et nos villes tremblantes,
Le monstre couvrira de torrents enflammés
Nos campagnes fumantes,
Et nos champs ne seront semés
Que des restes affreux de victimes sanglantes.

Sténobée
Que ce spectacle sera doux
A la fureur qui me transporte!
Hâtez-vous, hâtez-vous
De servir mon courroux
Faites ouvrir la terre et que le monstre en sorte.

Amisodar
Jusqu'au fond des enfers je vais me faire entendre!
Fuyez, Reine, fuyez
Vos yeux seraient trop effrayés
De l'horreur qu'en ces lieux mes charmes vont répandre.

Scène 6
Amisodar, seul
Que ce jardin se change en un désert affreux.
(Le jardin disparaît et l'on voit à sa place une espèce de prison horrible, taillée dans les rochers et percée à perte de vue, avec plusieurs chaînes, cordages et grilles de fer qui la remplissent de toutes parts.)
Noirs habitants du séjour ténébreux,
Pour m’écouter dans vos demeures sombres,
Redoublez s'il se peut le silence des Ombres;
Et vous, à me servir employés de fois,
Ministres de mon art, accourez à ma voix.
Et vous, à me servir employés tant de fois.
(Quatre magiciens et quatre magiciennes paraissent et témoignent,en dansant, l'ardeur avec laquelle ils se préparent à servir Amisodar.)

Scène 7
Amisodar, Magiciens.

Magiciens
Parle, nous voilà prêts, tout nous sera possible.

Amisodar
Faisons sortir un monstre horrible
Pour l'évoquer employez l'Achéron
Le Cocyte, le Phlégéton,
Faites que votre voix dans tout l'enfer résonne;
C'est moi qui vous l'ordonne.
(Les magiciens se jettent icy contre terre pour l'évocation).

Magiciens
Par ce pressant commandement
Promptement que le Ténare s'ouvre,
Que l'enfer se découvre.
Cocyte! Phlégéton!
Il nous faut du secours,
Pour nous entendre arrêtez votre cours.

Amisodar
Poursuivez que pour moy votre pouvoir éclate.
Par Cerbère et la triple Hécate
Parlez, pressez, appelez à grand bruit
Et la mort et la nuit.

Magiciens
Nuit! mort! Cerbère! Hécate! Erèbe! Averne!
Noires filles du Styx que la fureur gouverne,
Entendez nos cris servez-nous,
Nous travaillons pour vous.

Amisodar
Le charme est fait, les monstres vont paraître;
La terre s'ouvre et me le fait connaître
Rendons aux sombres Déités
Les honneurs que de nous elles ont mérités.
(La terre s'ouvre et on en voit sortir trois monstres qui s'élèvent au dessus de trois bûchers, l'un en forme de dragons, l'autre de lion et le dernier de boue. Trois des magiciens montent dessus. Après quoy les quatre, qui ont déjà dansé, font une nouvelle entrée avec les quatre magiciennes, pour marquer leur joye de ce que le charme a réussi.
Leur danse etant finie, les trois magiciens, qui sont sur les monstres, chantent alternativement les paroles suivantes avec les autres magiciens.)

Tous
La terre nous ouvre
Ses gouffres profonds
L'Enfer se découvre
Chantons triomphons.
On voit l'onde noire
Pour nous s'arrêter.
Victoire! Victoire! Victoire!
Nous avons la gloire
De tout surmonter
Triomphe! Victoire! Triomphe! Victoire!
Nous avons la gloire
De tout surmonter
Non non rien ne peut nous résister

Amisodar
Un monstre seul causerait plus d'effroy;
Il faut unir ces trois monstres ensemble.
Par un charme plus fort et plus digne de moy,
Faisons qu'un seul les assemble;
Pour venir en à bout descendons aux Enfers,
Les gouffres nous en sont ouverts.



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