オペラ作曲家別索引

オペラ対訳完成

その他対訳完成

対訳一部完成

このサイトについて

アクセス数

  • 今日  -
  • 昨日  -
  • 累計  -

翻訳エンジン


bose_soundlink_color_ii



ACTE II
Le théâtre change et représente une forêt, dont les arbres
sont chargés de trophées ; on voit un pont et un pavillon au bout.

Scène première

PRELUDE

ARCABONNE, seule
Amour, que veux-tu de moi ?
Mon cœur n'est pas fait pour toi.
Non, ne t'oppose point au penchant qui m'entraîne,
Je suis accoutumée à ressentir la haine,
Je ne veux inspirer que l'horreur et l'effroi.
Amour que veux-tu de moi ?
Mon cœur aurait trop de peine
A suivre une douce loi,
C'est mon sort d'être inhumaine.
Amour, que veux-tu de moi ?
Mon cœur n'est pas fait pour toi.

Scène seconde
ARCALAÜS, ARCABONNE

ARCALAÜS
Ma sœur, qui peut causer votre sombre tristesse ?
Le silence des bois sert à l'entretenir.

ARCABONNE
Il faut avouer ma faiblesse.
Pour commencer à m'en punir.
Un héros, contre un monstre, un jour prit ma défense,
J'étais morte sans son secours.
Il ne voulut, pour récompense,
Que le plaisir secret d'avoir sauvé mes jours.
Je n'ai point su quel héros m'a servie ;
Je m'informai de son nom vainement :
Mais son casque tomba, je le vis un moment,
Ce moment fut fatal au reste de ma vie.
Cet inconnu, si généreux,
Ne me parut que trop aimable ;
Il m'en revient sans cesse une image agréable,
Qui me plaît plus que je ne veux.
J'ai honte de mon trouble extrême ;
Je fuis partout l'amour, je sens partout ses traits ;
Je cherche en vain les paisibles forêts ;
Hélas ! jusqu'au silence même,
Tout me parle de ce que j'aime.

ARCALAÜS
L'amour n'est qu'une vaine erreur,
On n'en est point surpris quand on veut s'en défendre.
Est-ce à vous d'avoir un cœur tendre ?
Votre cœur tout entier n'est dû qu'à la fureur.

ARCABONNE
Non, je ne connais plus mon cœur.
L'amour qu'il a bravé le réduit à se rendre :
Tout barbare qu'il est, il se laisse surprendre
D'une douce langueur.
Non, je ne connais plus mon cœur.

ARCALAÜS
Délivrez-vous de l'esclavage
Où l'amour vous engage.
Vous qui savez commander aux enfers,
Ne sauriez-vous briser vos fers ?

ARCABONNE
Vous m'avez enseigné la science terrible
Des noirs enchantements, qui font pâlir le jour ;
Enseignez-moi, s'il est possible,
Le secret d'éviter les charmes de l'Amour.

ARCALAÜS
Songez que notre sang nous demande vengeance.
Amadis l'a versé ; sa valeur nous offense :
Le superbe Amadis a terminé le sort
Du redoutable Ardan, notre malheureux frère...

ARCABONNE
Que le nom d'Amadis m'inspire de colère !
Quand pourrai-je goûter le plaisir de sa mort ?

ARCALAÜS
Que j'aime à voir en vous ce généreux transport !

ARCABONNE ET ARCALAÜS
Irritons notre barbarie :
Ecoutons notre sang qui crie :
Périsse l'ennemi qui nous ose outrager.
Ah, qu'il est doux de se venger !

ARCABONNE
L'espoir de la vengeance aujourd'hui me console,
De tout ce que l'amour m'a causé de tourments.
Hâtez-vous de livrer à mes ressentiments,
L'ennemi qu'il faut que j'immole.

ARCALAÜS
Laissez-moi l'engager dans mes enchantements.
Arcabonne se retire, Arcalaüs demeure dans la forêt et
aperçoit Amadis qui s'avance.

Scène troisième

ARCALAÜS, seul
Dans un piège fatal son mauvais sort l'amène.
Esprits malheureux, et jaloux,
Qui ne pouvez souffrir la vertu qu'avec peine ;
Vous dont la fureur inhumaine,
Dans les maux qu'elle fait trouve un plaisir si doux ;
Démons, préparez-vous
A seconder ma haine ;
Démons, préparez-vous
A servir mon courroux.

Arcalaüs se retire dans le pavillon qui est au bout du pont.

Scène quatrième
AMADIS

PRELUDE

AMADIS seul
Bois épais, redouble ton ombre :
Tu ne saurais être assez sombre ;
Tu ne peux trop cacher mon malheureux amour.
Je sens un désespoir dont l'horreur est extrême,
Je ne dois plus voir ce que j'aime,
Je ne veux plus souffrir le jour.

Scène cinquième
CORISANDE, AMADIS

RITOURNELLE

CORISANDE
O Fortune cruelle !
Tu prends plaisir à me troubler.
Tu me flattais pour m'accabler
D'une peine mortelle ;
O Fortune cruelle !

AMADIS
Ciel ! par un prompt trépas, finissez ma douleur.

CORISANDE
Ciel ! par un prompt secours, finissez mon malheur.

ENSEMBLE
Hélas ! quels soupirs me répondent ?
Hélas ! quels soupirs, quels regrets,
Avec mes plaintes se confondent ?
Hélas ! quels soupirs, quels regrets,
Me répondent dans ces forêts ?

CORISANDE
Que vois-je ? Amadis !

AMADIS
Qui m'appelle ?

CORISANDE
Par quel sort puis-je ici vous voir ?

AMADIS
Vous voyez un amant fidèle,
Réduit au dernier désespoir.

CORISANDE
Protégez la vertu, que l'injustice opprime.
Secourez Florestan, même sang vous anime ;
Il était, comme vous, l'appui des malheureux.
Je n'ai pu retenir son cœur trop généreux ;
Aux pleurs d'une inconnue il s'est laissé séduire.
La perfide a su le conduire
Dans des enchantements affreux.

AMADIS
Pour l'aller secourir quel chemin faut-il prendre ?

CORISANDE
A d'horribles dangers vous devez vous attendre.

AMADIS
J'ai vu le danger sans effroi
Lorsque mes jours heureux étaient dignes d'envie ;
Puis-je craindre la mort, dans un temps où la vie
N'est plus qu'un supplice pour moi ?

CORISANDE
Florestan est tombé dans un triste esclavage
En voulant passer dans ces lieux.

AMADIS
Allons.

Scène sixième
ARCALAÜS, SUIVANTS D'ARCALAÜS, AMADIS, CORISANDE

ARCALAÜS, empêchant Amadis de passer sur le pont.
Arrête, audacieux ;
Arrête, j'entreprends de garder ce passage.
Vois ces marques de mes exploits,
Vois combien de guerriers m'ont cédé la victoire.
Joins un nouveau trophée à ceux que dans ces bois
J'ai fait élever à ma gloire.

AMADIS
Cesse de m'arrêter, ne force point mon bras
A tourner sur toi ma vengeance.

ARCALAÜS
Si tu cherches ton frère, il est en ma puissance.

CORISANDE
Rendez-moi Florestan.

ARCALAÜS
Allez, suivez ses pas,
Suivez votre amant au trépas.
Les suivants d'Arcalaüs emmènent Corisande.

CORISANDE
Amadis ! Amadis ! notre unique espérance,
Ah ! ne nous abandonnez pas.

AMADIS
Perfide ! il faut que je punisse
Ta barbare injustice.

Amadis combat contre Arcalaüs.

ARCALAÜS
Esprits infernaux, il est temps
De me donner le secours que j'attends.

Scène septième
AMADIS, TROUPE DE NYMPHES, DE BERGERES ET DE BERGERS
Plusieurs démons et des monstres terribles, s'efforcent
en vain d'étonner et d'arrêter Amadis ; d'autres démons,
sous la forme de nymphes, de bergères et de bergers,
prennent la place des monstres, et enchantent Amadis.

AIR POUR LES DEMONS ET LES MONSTRES

SYMPHONIE DES ENCHANTEMENTS

CHŒUR
Non, non, pour être invincible,
On n'en est pas moins sensible,
Quel vainqueur a résisté
Au charme de la beauté.

AIR POUR LES DEMONS ET LES MONSTRES (reprise)

TRIO POUR LES VIOLONS ET LES HAUTBOIS

DEUX BERGERS
Aimez, soupirez, cœurs fidèles ;
L'Amour dans ces bois
Prend des forces nouvelles.
Heureux mille fois
Ceux qu'il tient sous ses lois.
Il fait disparaître
L'horreur des déserts,
Tout le suit, c'est le maître
De tout l'univers,
Quel empire doit être
Plus doux que ses fers ?

TRIO POUR LES VIOLONS ET LES FLUTES

DEUX BERGERES, UN BERGER ET CHŒUR
Vous ne devez plus attendre
Rien qui trouble vos désirs.
Cédez aux plaisirs
Qui viennent vous surprendre.
Cédez, il est temps de vous rendre
Cédez, rendez-vous
Aux charmes les plus doux ;
L'Amour est pour nous,
C'est en vain, que l'on veut s'en défendre,
Cédez, il est temps de vous rendre
Cédez, rendez-vous
Aux charmes les plus doux.
C'est l'Amour qui doit prétendre
De savoir vous désarmer,
L'Amour doit former
Les chaînes d'un cœur tendre.
Cédez, il est temps de vous rendre…

Amadis enchanté croit voir Oriane

AMADIS
Est-ce vous, Oriane ! O ciel ! est-il possible !
Votre cœur contre moi n'est-il plus irrité ?
L'éclat de vos beaux yeux dans ce bois écarté
Chasse ce que l'enfer a formé de terrible.
Que vivre loin de vous est un supplice horrible !
Quel plaisir de vous voir ! que j'en suis enchanté !
Disposez de ma vie et de ma liberté.
Amadis met son épée aux pieds de la nymphe qu'il prend pour Oriane,
et la suit avec empressement.

CHŒUR
Non, non, pour être invincible
On n'en est pas moins sensible.
Quel vainqueur a résisté,
Au charme de la beauté ?
ACTE II
Le théâtre change et représente une forêt, dont les arbres
sont chargés de trophées ; on voit un pont et un pavillon au bout.

Scène première

PRELUDE

ARCABONNE, seule
Amour, que veux-tu de moi ?
Mon cœur n'est pas fait pour toi.
Non, ne t'oppose point au penchant qui m'entraîne,
Je suis accoutumée à ressentir la haine,
Je ne veux inspirer que l'horreur et l'effroi.
Amour que veux-tu de moi ?
Mon cœur aurait trop de peine
A suivre une douce loi,
C'est mon sort d'être inhumaine.
Amour, que veux-tu de moi ?
Mon cœur n'est pas fait pour toi.

Scène seconde
ARCALAÜS, ARCABONNE

ARCALAÜS
Ma sœur, qui peut causer votre sombre tristesse ?
Le silence des bois sert à l'entretenir.

ARCABONNE
Il faut avouer ma faiblesse.
Pour commencer à m'en punir.
Un héros, contre un monstre, un jour prit ma défense,
J'étais morte sans son secours.
Il ne voulut, pour récompense,
Que le plaisir secret d'avoir sauvé mes jours.
Je n'ai point su quel héros m'a servie ;
Je m'informai de son nom vainement :
Mais son casque tomba, je le vis un moment,
Ce moment fut fatal au reste de ma vie.
Cet inconnu, si généreux,
Ne me parut que trop aimable ;
Il m'en revient sans cesse une image agréable,
Qui me plaît plus que je ne veux.
J'ai honte de mon trouble extrême ;
Je fuis partout l'amour, je sens partout ses traits ;
Je cherche en vain les paisibles forêts ;
Hélas ! jusqu'au silence même,
Tout me parle de ce que j'aime.

ARCALAÜS
L'amour n'est qu'une vaine erreur,
On n'en est point surpris quand on veut s'en défendre.
Est-ce à vous d'avoir un cœur tendre ?
Votre cœur tout entier n'est dû qu'à la fureur.

ARCABONNE
Non, je ne connais plus mon cœur.
L'amour qu'il a bravé le réduit à se rendre :
Tout barbare qu'il est, il se laisse surprendre
D'une douce langueur.
Non, je ne connais plus mon cœur.

ARCALAÜS
Délivrez-vous de l'esclavage
Où l'amour vous engage.
Vous qui savez commander aux enfers,
Ne sauriez-vous briser vos fers ?

ARCABONNE
Vous m'avez enseigné la science terrible
Des noirs enchantements, qui font pâlir le jour ;
Enseignez-moi, s'il est possible,
Le secret d'éviter les charmes de l'Amour.

ARCALAÜS
Songez que notre sang nous demande vengeance.
Amadis l'a versé ; sa valeur nous offense :
Le superbe Amadis a terminé le sort
Du redoutable Ardan, notre malheureux frère...

ARCABONNE
Que le nom d'Amadis m'inspire de colère !
Quand pourrai-je goûter le plaisir de sa mort ?

ARCALAÜS
Que j'aime à voir en vous ce généreux transport !

ARCABONNE ET ARCALAÜS
Irritons notre barbarie :
Ecoutons notre sang qui crie :
Périsse l'ennemi qui nous ose outrager.
Ah, qu'il est doux de se venger !

ARCABONNE
L'espoir de la vengeance aujourd'hui me console,
De tout ce que l'amour m'a causé de tourments.
Hâtez-vous de livrer à mes ressentiments,
L'ennemi qu'il faut que j'immole.

ARCALAÜS
Laissez-moi l'engager dans mes enchantements.
Arcabonne se retire, Arcalaüs demeure dans la forêt et
aperçoit Amadis qui s'avance.

Scène troisième

ARCALAÜS, seul
Dans un piège fatal son mauvais sort l'amène.
Esprits malheureux, et jaloux,
Qui ne pouvez souffrir la vertu qu'avec peine ;
Vous dont la fureur inhumaine,
Dans les maux qu'elle fait trouve un plaisir si doux ;
Démons, préparez-vous
A seconder ma haine ;
Démons, préparez-vous
A servir mon courroux.

Arcalaüs se retire dans le pavillon qui est au bout du pont.

Scène quatrième
AMADIS

PRELUDE

AMADIS seul
Bois épais, redouble ton ombre :
Tu ne saurais être assez sombre ;
Tu ne peux trop cacher mon malheureux amour.
Je sens un désespoir dont l'horreur est extrême,
Je ne dois plus voir ce que j'aime,
Je ne veux plus souffrir le jour.

Scène cinquième
CORISANDE, AMADIS

RITOURNELLE

CORISANDE
O Fortune cruelle !
Tu prends plaisir à me troubler.
Tu me flattais pour m'accabler
D'une peine mortelle ;
O Fortune cruelle !

AMADIS
Ciel ! par un prompt trépas, finissez ma douleur.

CORISANDE
Ciel ! par un prompt secours, finissez mon malheur.

ENSEMBLE
Hélas ! quels soupirs me répondent ?
Hélas ! quels soupirs, quels regrets,
Avec mes plaintes se confondent ?
Hélas ! quels soupirs, quels regrets,
Me répondent dans ces forêts ?

CORISANDE
Que vois-je ? Amadis !

AMADIS
Qui m'appelle ?

CORISANDE
Par quel sort puis-je ici vous voir ?

AMADIS
Vous voyez un amant fidèle,
Réduit au dernier désespoir.

CORISANDE
Protégez la vertu, que l'injustice opprime.
Secourez Florestan, même sang vous anime ;
Il était, comme vous, l'appui des malheureux.
Je n'ai pu retenir son cœur trop généreux ;
Aux pleurs d'une inconnue il s'est laissé séduire.
La perfide a su le conduire
Dans des enchantements affreux.

AMADIS
Pour l'aller secourir quel chemin faut-il prendre ?

CORISANDE
A d'horribles dangers vous devez vous attendre.

AMADIS
J'ai vu le danger sans effroi
Lorsque mes jours heureux étaient dignes d'envie ;
Puis-je craindre la mort, dans un temps où la vie
N'est plus qu'un supplice pour moi ?

CORISANDE
Florestan est tombé dans un triste esclavage
En voulant passer dans ces lieux.

AMADIS
Allons.

Scène sixième
ARCALAÜS, SUIVANTS D'ARCALAÜS, AMADIS, CORISANDE

ARCALAÜS, empêchant Amadis de passer sur le pont.
Arrête, audacieux ;
Arrête, j'entreprends de garder ce passage.
Vois ces marques de mes exploits,
Vois combien de guerriers m'ont cédé la victoire.
Joins un nouveau trophée à ceux que dans ces bois
J'ai fait élever à ma gloire.

AMADIS
Cesse de m'arrêter, ne force point mon bras
A tourner sur toi ma vengeance.

ARCALAÜS
Si tu cherches ton frère, il est en ma puissance.

CORISANDE
Rendez-moi Florestan.

ARCALAÜS
Allez, suivez ses pas,
Suivez votre amant au trépas.
Les suivants d'Arcalaüs emmènent Corisande.

CORISANDE
Amadis ! Amadis ! notre unique espérance,
Ah ! ne nous abandonnez pas.

AMADIS
Perfide ! il faut que je punisse
Ta barbare injustice.

Amadis combat contre Arcalaüs.

ARCALAÜS
Esprits infernaux, il est temps
De me donner le secours que j'attends.

Scène septième
AMADIS, TROUPE DE NYMPHES, DE BERGERES ET DE BERGERS
Plusieurs démons et des monstres terribles, s'efforcent
en vain d'étonner et d'arrêter Amadis ; d'autres démons,
sous la forme de nymphes, de bergères et de bergers,
prennent la place des monstres, et enchantent Amadis.

AIR POUR LES DEMONS ET LES MONSTRES

SYMPHONIE DES ENCHANTEMENTS

CHŒUR
Non, non, pour être invincible,
On n'en est pas moins sensible,
Quel vainqueur a résisté
Au charme de la beauté.

AIR POUR LES DEMONS ET LES MONSTRES (reprise)

TRIO POUR LES VIOLONS ET LES HAUTBOIS

DEUX BERGERS
Aimez, soupirez, cœurs fidèles ;
L'Amour dans ces bois
Prend des forces nouvelles.
Heureux mille fois
Ceux qu'il tient sous ses lois.
Il fait disparaître
L'horreur des déserts,
Tout le suit, c'est le maître
De tout l'univers,
Quel empire doit être
Plus doux que ses fers ?

TRIO POUR LES VIOLONS ET LES FLUTES

DEUX BERGERES, UN BERGER ET CHŒUR
Vous ne devez plus attendre
Rien qui trouble vos désirs.
Cédez aux plaisirs
Qui viennent vous surprendre.
Cédez, il est temps de vous rendre
Cédez, rendez-vous
Aux charmes les plus doux ;
L'Amour est pour nous,
C'est en vain, que l'on veut s'en défendre,
Cédez, il est temps de vous rendre
Cédez, rendez-vous
Aux charmes les plus doux.
C'est l'Amour qui doit prétendre
De savoir vous désarmer,
L'Amour doit former
Les chaînes d'un cœur tendre.
Cédez, il est temps de vous rendre…

Amadis enchanté croit voir Oriane

AMADIS
Est-ce vous, Oriane ! O ciel ! est-il possible !
Votre cœur contre moi n'est-il plus irrité ?
L'éclat de vos beaux yeux dans ce bois écarté
Chasse ce que l'enfer a formé de terrible.
Que vivre loin de vous est un supplice horrible !
Quel plaisir de vous voir ! que j'en suis enchanté !
Disposez de ma vie et de ma liberté.
Amadis met son épée aux pieds de la nymphe qu'il prend pour Oriane,
et la suit avec empressement.

CHŒUR
Non, non, pour être invincible
On n'en est pas moins sensible.
Quel vainqueur a résisté,
Au charme de la beauté ?



|新しいページ|検索|ページ一覧|RSS|@ウィキご利用ガイド | 管理者にお問合せ
|ログイン|