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N° 47 – Monologue

Didon parcourt la scène en s’arrachant les cheveux, se frappant la poitrine et poussant des cris inarticulés.

DIDON
Ah! Ah!
Elle s’arrête brusquement.
Je vais mourir...
Dans ma douleur immense submergée
Et mourir non vengée!...
Mourons pourtant! oui, puisse-t-il frémir
A la lueur lointaine de la flamme de mon bûcher!
S’il reste dans son âme quelque chose d’humain,
Peut-être il pleurera sur mon affreux destin.
Lui, me pleurer!...
Énée!... Énée!...
Oh! mon âme te suit,
A son amour enchaînée,
Esclave, elle l’emporte en l’éternelle nuit...
Vénus! rends-moi ton fils!... Inutile prière
D’un cœur qui se déchire!... A la mort tout entière
Didon n’attend plus rien que de la mort.


N° 48 – Air

DIDON
Adieu, fière cité, qu’un généreux effort
Si promptement éleva florissante;
Ma tendre sœur qui me suivis errante,
Adieu, mon peuple, adieu; adieu, rivage vénéré,
Toi qui jadis m’accueillis suppliante;
Adieu, beau ciel d’Afrique, astres que j’admirai
Aux nuits d’ivresse et d’extase infinie;
Je ne vous verrai plus, ma carrière est finie!...

Elle sort à pas lents.


TROISIÈME TABLEAU

N° 49 – Cérémonie funèbre

Une partie des jardins de Didon, sur le bord de la mer. Un vaste bûcher est élevé; on y monte par les gradins latéraux. Sur la plate-forme du bûcher sont placés un lit, une toge, un casque, une épée avec son baudrier, et un buste d’Énée.

Entrent les Prêtres de Pluton, revêtus de costumes funèbres, ils viennent processionnellement se grouper auprès de deux autels où brillent des flammes verdâtres, puis Anna, Narbal, et enfin Didon voilée et couronnée de feuillage. Pendant la première partie du chœur des prêtres, Anna, s’approchant de sa sœur, lui dénoue sa chevelure et lui ôte le cothurne de son pied gauche.

CHŒUR DE PRÊTRES DE PLUTON
Dieux de l’oubli, dieux du Ténare,
Au cœur blessé rendez la force et le repos!
Des profondeurs du noir Tartare
Entendez-nous, Hécate, Érèbe, et toi Chaos!

ANNA ET NARBAL
étendant le bras droit du côté de la mer
S’il faut enfin qu’Énée aborde en Italie,
Qu’il y trouve un obscur trépas!
Que le peuple latin à l’ombrien s’allie
Pour arrêter ses pas!
Percé d’un trait vulgaire en la mêlée ardente,
Qu’il reste abandonné sur l’arène sanglante,
Pour servir de pâture aux dévorants oiseaux!
Entendez-nous, Hécate, Érèbe, et toi Chaos!

LES PRÊTRES, ANNA, NARBAL
Dieux de l’oubli, dieux du Ténare,
Au cœur blessé rendez la force et le repos !
Des profondeurs du noir Tartare
Entendez-nous, Hécate, Érèbe, et toi Chaos!


N° 50 – Scène

DIDON
parlant comme en songe
Pluton... semble m’être propice...
En ce cruel instant... Narbal... ma sœur
C’en est fait... achevons le pieux sacrifice...
Je sens rentrer le calme... dans mon cœur.

Deux prêtres portant le premier autel s’avancent de gauche à droite, deux autres portant le second s’avancent de droite à gauche et font en se croisant ainsi le tour du bûcher. Didon, le pied gauche nu, les cheveux épars, après avoir déposé sur l’un des autels sa couronne de feuillage, le suit d’un pas saccadé. Pendant ce mouvement processionnel, Anna est à genoux à droite de la scène et Narbal à gauche. Entre eux le grand-prêtre de Pluton, debout, étend, en la tenant des deux mains, la fourche plutonique vers le bûcher. Enfin, saisi d’une énergie convulsive, Didon monte d’un pas rapide les degrés du bûcher. Parvenue au sommet, elle saisit la toge d’Énée, détache le voile brodé d’or qui couvre sa tête, et les jetant l’une et l’autre sur le bûcher, elle dit:

D’un malheureux amour, funestes gages,
Dans la flamme emportez avec vous mes chagrins!
Elle considère les armes d’Énée
Ah!

Elle se prosterne sur le lit, qu’elle embrasse avec des sanglots convulsifs. Elle se relève et prenant l’épée elle dit d’un ton prophétique:

Mon souvenir vivra parmi les âges.
Mon peuple accomplira d’héroïques destins.
Un jour sur la terre africaine,
Il naîtra de ma cendre un glorieux vengeur...
J’entends déjà tonner son nom vainqueur.
Annibal! Annibal! d’orgueil mon âme est pleine!
Plus de souvenirs amers!
C’est ainsi qu’il convient de descendre aux enfers!

Elle tire l’épée du fourreau, se frappe et tombe sur le lit.


N° 51 – Chœur

TOUS
Ah! au secours! au secours! la reine s’est frappée!

Narbal sort comme pour aller chercher du secours

CHŒUR
derrière la scène et accourant
Quels cris! ah! dans son sang trempée
La reine meurt!
Narbal rentre, le grand chœur entre en scène
Est-il vrai? jour d’horreur! malheur!

DIDON
se relevant appuyée sur son coude
Ah!
Elle retombe.

ANNA
sur le bûcher
Ma sœur!
Didon se relève.

DIDON
Ah!...
Elle lève les yeux au ciel et retombe gémissant.

ANNA
C’est moi,
C’est ta sœur qui t’appelle...

DIDON
se relevant à demi
Ah! Des destins ennemis... implacable fureur...
Carthage périra!


N° 52 – Imprécation

On voit dans une gloire lointaine le Capitole romain au fronton duquel brille ce mot: ROMA. Devant le Capitole défilent des légions et un empereur entouré d’une cour de poètes et d’artistes. Pendant cette apothéose, invisible aux Carthaginois, on entend au loin la Marche troyenne transmise aux Romains par la tradition et devenue leur chant de triomphe.

DIDON
Rome... Rome... immortelle!

Elle retombe, et meurt. Anna tombe évanouie à côté d’elle. Le peuple de Carthage, s’avançant vers l’avant-scène et tournant le dos au bûcher, lance son imprécation, premier cri de guerre punique, contrastant par sa fureur avec la solennité de la Marche triomphale.

CHŒUR
Haine éternelle à la race d’Énée!
Qu’une guerre acharnée
Précipite à jamais nos fils contre ses fils!
Que par nos vaisseaux assaillis
Leurs vaisseaux dans la mer profonde
Périssent abîmés! Que sur la terre et l’onde
Nos derniers descendants, contre eux toujours armés,
De leur massacre, un jour, épouvantent le monde!



N° 52 bis – Final primitif

[remplacé par le texte définitif à partir de la dernière réplique de Didon avant le N° 52]

(L’arc-en-ciel se déploie au-dessus du bûcher, et un rayon solaire décomposé présentant les sept couleurs primitives tombe sur le corps de Didon.)

LE GRAND-PRÊTRE
La mourante bénie
Excite la pitié des dieux;

(Iris paraît dans l’air et passe au-dessus du bûcher en répandant des pavots sur la reine mourante. Tous se prosternent à l’apparition divine d’Iris.)

Iris descend des cieux
Pour finir son agonie.

(L’arc-en-ciel disparaît avec Iris. Le rayon décomposé persiste.)

Répétez avec moi
La formule sacrée:
"Âme souffrante exhale-toi...

NARBAL ET LE CHŒUR
"Âme souffrante exhale-toi...

LE GRAND-PRÊTRE
Au nom des dieux de ton corps délivrée."

NARBAL ET LE CHŒUR
Au nom des dieux de ton corps délivrée."

(Le rayon disparaît. Didon meurt. Anna tombe évanouie à côté d’elle.)

LE GRAND-PRÊTRE
Elle n’est plus, la reine est expirée!

NARBAL, LE GRAND-PRÊTRE ET LE CHŒUR
Sur son bûcher et par son sang royal
Consacrons aujourd’hui l’étendard de Carthage!
Que le même serment tous ici nous engage
Dans un destin fatal!
Haine à la race d’Énée!
Qu’une guerre acharnée
Précipite à jamais nos fils contre ses fils!
Que par nos vaisseaux assaillis
Leurs vaisseaux dans la mer profonde
Périssent abîmés! Que sur la terre et l’onde
Nos derniers descendants, contre eux toujours armés,
De leur massacre, un jour, épouvantent le monde!


ÉPILOGUE

(Une toile d’avant-scène s’abaisse, représentant le Temps suivi du cortège des heures, dont douze sont vêtues de tuniques blanches et roses et douze de tuniques noires étoilées d’or. On entend un murmure mystérieux d’orchestre entrecoupé de bruits pompeux.)

(La toile d’avant-scène se lève et l’on voit dans une gloire le Capitole romain. La scène est vide; sur l’une des côtés seulement la muse de l’histoire, Clio, ayant auprès d’elle une Renommée. On entend retentir dans le mode triomphal la Marche troyenne, transmise par la tradition et devenue le chant de triomphe des Romains.)

(On voit passer devant le Capitole un guerrier couvert d’une armure éclatante conduisant des légions romaines.)

CLIO
Scipioni Africano Gloria!

(On voit passer un autre guerrier couronné de lauriers marchant à la tête d’autres légions.)

CLIO
Julio Caesari Gloria!

(On voit passer un empereur entouré d’une cour de poètes et d’artistes.)

CLIO
Imperatori Augusto et divo Virgilio Gloria! Gloria!
Fuit Troja,
Stat Roma!

SOPRANO (au fond du théâtre)
Stat Roma!

TÉNOR (encore plus loin)
Stat Roma!
N° 47 – Monologue

Didon parcourt la scène en s’arrachant les cheveux, se frappant la poitrine et poussant des cris inarticulés.

DIDON
Ah! Ah!
Elle s’arrête brusquement.
Je vais mourir...
Dans ma douleur immense submergée
Et mourir non vengée!...
Mourons pourtant! oui, puisse-t-il frémir
A la lueur lointaine de la flamme de mon bûcher!
S’il reste dans son âme quelque chose d’humain,
Peut-être il pleurera sur mon affreux destin.
Lui, me pleurer!...
Énée!... Énée!...
Oh! mon âme te suit,
A son amour enchaînée,
Esclave, elle l’emporte en l’éternelle nuit...
Vénus! rends-moi ton fils!... Inutile prière
D’un cœur qui se déchire!... A la mort tout entière
Didon n’attend plus rien que de la mort.


N° 48 – Air

DIDON
Adieu, fière cité, qu’un généreux effort
Si promptement éleva florissante;
Ma tendre sœur qui me suivis errante,
Adieu, mon peuple, adieu; adieu, rivage vénéré,
Toi qui jadis m’accueillis suppliante;
Adieu, beau ciel d’Afrique, astres que j’admirai
Aux nuits d’ivresse et d’extase infinie;
Je ne vous verrai plus, ma carrière est finie!...

Elle sort à pas lents.


TROISIÈME TABLEAU

N° 49 – Cérémonie funèbre

Une partie des jardins de Didon, sur le bord de la mer. Un vaste bûcher est élevé; on y monte par les gradins latéraux. Sur la plate-forme du bûcher sont placés un lit, une toge, un casque, une épée avec son baudrier, et un buste d’Énée.

Entrent les Prêtres de Pluton, revêtus de costumes funèbres, ils viennent processionnellement se grouper auprès de deux autels où brillent des flammes verdâtres, puis Anna, Narbal, et enfin Didon voilée et couronnée de feuillage. Pendant la première partie du chœur des prêtres, Anna, s’approchant de sa sœur, lui dénoue sa chevelure et lui ôte le cothurne de son pied gauche.

CHŒUR DE PRÊTRES DE PLUTON
Dieux de l’oubli, dieux du Ténare,
Au cœur blessé rendez la force et le repos!
Des profondeurs du noir Tartare
Entendez-nous, Hécate, Érèbe, et toi Chaos!

ANNA ET NARBAL
étendant le bras droit du côté de la mer
S’il faut enfin qu’Énée aborde en Italie,
Qu’il y trouve un obscur trépas!
Que le peuple latin à l’ombrien s’allie
Pour arrêter ses pas!
Percé d’un trait vulgaire en la mêlée ardente,
Qu’il reste abandonné sur l’arène sanglante,
Pour servir de pâture aux dévorants oiseaux!
Entendez-nous, Hécate, Érèbe, et toi Chaos!

LES PRÊTRES, ANNA, NARBAL
Dieux de l’oubli, dieux du Ténare,
Au cœur blessé rendez la force et le repos !
Des profondeurs du noir Tartare
Entendez-nous, Hécate, Érèbe, et toi Chaos!


N° 50 – Scène

DIDON
parlant comme en songe
Pluton... semble m’être propice...
En ce cruel instant... Narbal... ma sœur
C’en est fait... achevons le pieux sacrifice...
Je sens rentrer le calme... dans mon cœur.

Deux prêtres portant le premier autel s’avancent de gauche à droite, deux autres portant le second s’avancent de droite à gauche et font en se croisant ainsi le tour du bûcher. Didon, le pied gauche nu, les cheveux épars, après avoir déposé sur l’un des autels sa couronne de feuillage, le suit d’un pas saccadé. Pendant ce mouvement processionnel, Anna est à genoux à droite de la scène et Narbal à gauche. Entre eux le grand-prêtre de Pluton, debout, étend, en la tenant des deux mains, la fourche plutonique vers le bûcher. Enfin, saisi d’une énergie convulsive, Didon monte d’un pas rapide les degrés du bûcher. Parvenue au sommet, elle saisit la toge d’Énée, détache le voile brodé d’or qui couvre sa tête, et les jetant l’une et l’autre sur le bûcher, elle dit:

D’un malheureux amour, funestes gages,
Dans la flamme emportez avec vous mes chagrins!
Elle considère les armes d’Énée
Ah!

Elle se prosterne sur le lit, qu’elle embrasse avec des sanglots convulsifs. Elle se relève et prenant l’épée elle dit d’un ton prophétique:

Mon souvenir vivra parmi les âges.
Mon peuple accomplira d’héroïques destins.
Un jour sur la terre africaine,
Il naîtra de ma cendre un glorieux vengeur...
J’entends déjà tonner son nom vainqueur.
Annibal! Annibal! d’orgueil mon âme est pleine!
Plus de souvenirs amers!
C’est ainsi qu’il convient de descendre aux enfers!

Elle tire l’épée du fourreau, se frappe et tombe sur le lit.


N° 51 – Chœur

TOUS
Ah! au secours! au secours! la reine s’est frappée!

Narbal sort comme pour aller chercher du secours

CHŒUR
derrière la scène et accourant
Quels cris! ah! dans son sang trempée
La reine meurt!
Narbal rentre, le grand chœur entre en scène
Est-il vrai? jour d’horreur! malheur!

DIDON
se relevant appuyée sur son coude
Ah!
Elle retombe.

ANNA
sur le bûcher
Ma sœur!
Didon se relève.

DIDON
Ah!...
Elle lève les yeux au ciel et retombe gémissant.

ANNA
C’est moi,
C’est ta sœur qui t’appelle...

DIDON
se relevant à demi
Ah! Des destins ennemis... implacable fureur...
Carthage périra!


N° 52 – Imprécation

On voit dans une gloire lointaine le Capitole romain au fronton duquel brille ce mot: ROMA. Devant le Capitole défilent des légions et un empereur entouré d’une cour de poètes et d’artistes. Pendant cette apothéose, invisible aux Carthaginois, on entend au loin la Marche troyenne transmise aux Romains par la tradition et devenue leur chant de triomphe.

DIDON
Rome... Rome... immortelle!

Elle retombe, et meurt. Anna tombe évanouie à côté d’elle. Le peuple de Carthage, s’avançant vers l’avant-scène et tournant le dos au bûcher, lance son imprécation, premier cri de guerre punique, contrastant par sa fureur avec la solennité de la Marche triomphale.

CHŒUR
Haine éternelle à la race d’Énée!
Qu’une guerre acharnée
Précipite à jamais nos fils contre ses fils!
Que par nos vaisseaux assaillis
Leurs vaisseaux dans la mer profonde
Périssent abîmés! Que sur la terre et l’onde
Nos derniers descendants, contre eux toujours armés,
De leur massacre, un jour, épouvantent le monde!



N° 52 bis – Final primitif

[remplacé par le texte définitif à partir de la dernière réplique de Didon avant le N° 52]

(L’arc-en-ciel se déploie au-dessus du bûcher, et un rayon solaire décomposé présentant les sept couleurs primitives tombe sur le corps de Didon.)

LE GRAND-PRÊTRE
La mourante bénie
Excite la pitié des dieux;

(Iris paraît dans l’air et passe au-dessus du bûcher en répandant des pavots sur la reine mourante. Tous se prosternent à l’apparition divine d’Iris.)

Iris descend des cieux
Pour finir son agonie.

(L’arc-en-ciel disparaît avec Iris. Le rayon décomposé persiste.)

Répétez avec moi
La formule sacrée:
"Âme souffrante exhale-toi...

NARBAL ET LE CHŒUR
"Âme souffrante exhale-toi...

LE GRAND-PRÊTRE
Au nom des dieux de ton corps délivrée."

NARBAL ET LE CHŒUR
Au nom des dieux de ton corps délivrée."

(Le rayon disparaît. Didon meurt. Anna tombe évanouie à côté d’elle.)

LE GRAND-PRÊTRE
Elle n’est plus, la reine est expirée!

NARBAL, LE GRAND-PRÊTRE ET LE CHŒUR
Sur son bûcher et par son sang royal
Consacrons aujourd’hui l’étendard de Carthage!
Que le même serment tous ici nous engage
Dans un destin fatal!
Haine à la race d’Énée!
Qu’une guerre acharnée
Précipite à jamais nos fils contre ses fils!
Que par nos vaisseaux assaillis
Leurs vaisseaux dans la mer profonde
Périssent abîmés! Que sur la terre et l’onde
Nos derniers descendants, contre eux toujours armés,
De leur massacre, un jour, épouvantent le monde!


ÉPILOGUE

(Une toile d’avant-scène s’abaisse, représentant le Temps suivi du cortège des heures, dont douze sont vêtues de tuniques blanches et roses et douze de tuniques noires étoilées d’or. On entend un murmure mystérieux d’orchestre entrecoupé de bruits pompeux.)

(La toile d’avant-scène se lève et l’on voit dans une gloire le Capitole romain. La scène est vide; sur l’une des côtés seulement la muse de l’histoire, Clio, ayant auprès d’elle une Renommée. On entend retentir dans le mode triomphal la Marche troyenne, transmise par la tradition et devenue le chant de triomphe des Romains.)

(On voit passer devant le Capitole un guerrier couvert d’une armure éclatante conduisant des légions romaines.)

CLIO
Scipioni Africano Gloria!

(On voit passer un autre guerrier couronné de lauriers marchant à la tête d’autres légions.)

CLIO
Julio Caesari Gloria!

(On voit passer un empereur entouré d’une cour de poètes et d’artistes.)

CLIO
Imperatori Augusto et divo Virgilio Gloria! Gloria!
Fuit Troja,
Stat Roma!

SOPRANO (au fond du théâtre)
Stat Roma!

TÉNOR (encore plus loin)
Stat Roma!



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